TOGO : LIBERTÉ D’EXPRESSION, DE PRESSE, D’EXERCICE D’ACTIVITÉS POLITIQUES ET SYNDICALES PLACÉES SOUS ÉTEIGNOI ?
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 27/05/21
La réponse à cette question est très simple. Il suffit d’observer la vie socio-politique de notre pays pour s’en rendre compte.
*LIBERTÉ D’EXPRESSION*
Un citoyen élevé au rang de Ministre paye pour n’avoir pas gardé sa langue dans sa poche. En voulant exprimer ce qu’il pense de notre société et sa vérité à lui, il dort actuellement loin de sa femme à la prison civile de Lomé. Sauf appel, il risque 2 ans de prison ferme. Il, c’est bien lui DJIMON ORÉ. Avec cette condamnation, qui aura encore le courage de déverser sa vérité à travers les médias sans risque de se faire arrêter ? Jésus Christ le plus grand enseignants de tous les temps n’a t’il pas dit « SI LE BOIS VERT SE CONSUMME FACILEMENT, COMMENT ÇA VA ÊTRE POUR LE BOIS SEC ? » Les citoyens lamba dans la rue n’osent plus parler politique. On pouvait entendre les gens souffler, je ne suis pas dedans hein ou c’est toi qui a dit hein….. Désormais la liberté d’expression est limitée. La peur de se faire interpeller démange les esprits.
*LIBERTÉ D’EXERCICE D’ACTIVITÉS POLITIQUES*
Les récentes interpellations des membres de la DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) témoignent de la volonté du législateur à entraver le droit d’exercer librement les activités politiques dans le pays. Notre pays qui compte plus de 120 partis politiques se retrouve finalement à deux ou trois sur le terrain. La peur de se voir coller une infraction pousse les politiques à s’aligner derrière le parti au pouvoir ou partir en exil. Les cas de TIKPI ATCHADAM, Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO, AGBEYOME KODJO et sa suite parlent long.
*MENACE SUR LES LIBERTÉS SYNDICALES*
Non content d’instaurer des clauses restrictives sur le droit de libre exercice d’activités syndicales, c’est avec la force militaire que les enseignants réunis en congrès samedi dernier ont été dispersé avec de nombreuses interpellations et des motos d’enseignants emportées par les corps habillés. De quoi donner le signale à quiconque souhaite mener des activités syndicales dans le pays. Il faut juste se contenter du peu et se taire si l’on ne veut pas finir derrière les barreaux.
*LIBERTÉ DE PRESSE*
Aujourd’hui, les lecteurs de certains journaux ne les retrouveront plus dans les kiosques et certaines radios et télévisions ont cessé d’émettre sans tenir compte du poids social des employés de ces maisons. Pour les délits de presse qui peuvent être gérés par la HAAC, c’est le SCRIC ou le tribunal qui sont sollicités.
*LES DÉNONCIATEURS REFONT SURFACE*
La surveillance du language créée un nouveau Job pour les dénonciateurs sociaux, car, il suffit de trahir ton frère pour avoir des gratifications pécuniaires. Aujourd’hui, il faut savoir celui auprès de qui tu va critiquer ci ou ça au risque de te faire SCRICER. La méfiance entre collègues de service, la peur de parler dans les lieux publics refont surface. Ainsi va le Togo terre de nos aïeux après 61 ans d’indépendance.






















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