TOGO : LA HAUQE SENSIBILISE LES MÉDIAS SUR L’INFRASTRUCTURE NATIONALE DE LA QUALITÉ
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La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a organisé, ce mardi 1er septembre 2026 à Lomé, un point de presse consacré à l’infrastructure nationale de la qualité ainsi qu’aux programmes et guides de certification. À travers cette rencontre avec les professionnels des médias publics et privés, l’institution entend renforcer la compréhension des mécanismes de la qualité au Togo et contribuer à la diffusion d’une véritable culture de la qualité auprès des entreprises et des populations.
La qualité et le respect des normes constituent aujourd’hui des facteurs déterminants pour la compétitivité des entreprises et l’accès des produits et services aux différents marchés. C’est dans cette perspective que la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a réuni les professionnels des médias autour de l’infrastructure nationale de la qualité, un dispositif essentiel mais encore insuffisamment connu du grand public et de nombreux acteurs économiques.
Selon la HAUQE, cette rencontre vise notamment à permettre aux journalistes et professionnels de la communication de disposer d’informations fiables afin de mieux traiter les questions liées à la qualité, à la conformité aux normes et à la certification. Elle constitue également une occasion de renforcer le partenariat entre l’institution et les médias pour une meilleure sensibilisation des opérateurs économiques et des populations.
Une infrastructure au service de la compétitivité
L’infrastructure nationale de la qualité désigne l’ensemble des institutions, règles, normes, compétences, dispositifs et services permettant à un pays de garantir la conformité, la fiabilité et la compétitivité de ses produits, services et processus.
Son bon fonctionnement contribue à renforcer la confiance des consommateurs, à améliorer la compétitivité des entreprises, à faciliter les échanges commerciaux et à permettre aux produits nationaux de répondre aux exigences des marchés national, régional et international.
Au Togo, cette infrastructure repose sur plusieurs composantes complémentaires, notamment la normalisation, la métrologie, l’accréditation, l’évaluation de la conformité, la surveillance du marché et la promotion de la qualité.
La normalisation : établir des références communes
La normalisation consiste à élaborer, adopter, homologuer et diffuser des normes définissant des exigences, des spécifications ou des bonnes pratiques applicables aux produits, services, processus et méthodes.
Elle permet aux différents acteurs économiques de disposer de références communes et de critères clairement établis. Dans le secteur agroalimentaire, par exemple, les normes peuvent préciser les caractéristiques auxquelles un produit doit répondre en matière de qualité ou de sécurité.
Au Togo, cette mission relève notamment de l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN), structure technique de la HAUQE.
La métrologie : garantir des mesures fiables
Autre pilier de l’infrastructure qualité, la métrologie est la science de la mesure. Elle vise à garantir que les résultats fournis par les instruments de mesure sont fiables, précis et comparables.
Son importance concerne aussi bien le commerce que la santé, l’industrie, l’agriculture, l’énergie ou encore l’environnement.
Qu’il s’agisse d’une balance utilisée dans le commerce, d’un thermomètre médical ou d’un instrument servant à mesurer une quantité de carburant, la fiabilité de la mesure est essentielle pour protéger les consommateurs et sécuriser les transactions.
Au Togo, l’Agence Togolaise de Métrologie (ATOMET) intervient notamment dans la vérification, l’étalonnage et le contrôle des instruments de mesure conformément aux exigences applicables.
L’accréditation : garantir la compétence des organismes
L’accréditation consiste à reconnaître formellement la compétence d’un organisme à réaliser des activités spécifiques d’évaluation de la conformité. Elle concerne notamment les laboratoires, les organismes d’inspection et les organismes de certification.
Elle constitue ainsi une garantie supplémentaire quant à la compétence, à l’impartialité et à la fiabilité des organismes chargés de réaliser des essais, des analyses, des inspections ou des certifications.
Au niveau national, cette dimension est portée par la HAUQE, qui joue le rôle de point focal national d’accréditation du Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC), organisme commun d’accréditation des États membres de l’UEMOA.
L’évaluation de la conformité : vérifier le respect des exigences
L’évaluation de la conformité regroupe l’ensemble des activités destinées à déterminer si un produit, un service, un processus, un système ou un organisme respecte les exigences fixées par une norme, un règlement ou un référentiel.
Elle peut notamment prendre la forme d’essais, d’inspections ou de certifications.
L’objectif est de disposer d’éléments objectifs permettant de démontrer qu’une exigence est effectivement respectée. Un produit peut ainsi être soumis à des essais pour vérifier ses caractéristiques, une installation peut faire l’objet d’une inspection ou une entreprise peut engager une démarche de certification de son produit ou de son système de management.
Faire de la qualité une culture nationale
À travers ce point de presse, la HAUQE entend donc contribuer à une meilleure appropriation des différents mécanismes de l’infrastructure nationale de la qualité.
L’enjeu dépasse le seul cadre technique. Il touche directement à la protection du consommateur, à la performance des entreprises, à la confiance dans les produits et services et à la capacité du Togo à renforcer sa présence sur les marchés régionaux et internationaux.
Pour la HAUQE, l’implication des médias est dès lors essentielle. En diffusant une information accessible, exacte et pédagogique, les professionnels de la communication peuvent contribuer à rapprocher les questions de qualité des citoyens et des opérateurs économiques.
La promotion de la culture qualité apparaît ainsi comme un levier important pour accompagner le développement économique du Togo et renforcer la confiance entre producteurs, prestataires, consommateurs, pouvoirs publics et partenaires commerciaux.
Yawo KLOUSSE























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