RÉCÉPISSÉ : N° 0106/HAAC/01-2024/PL/P

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DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME

Le principe de non refoulement de la Convention de Genève, notamment en ses articles 1er, 31 et 33
‘’Cas du Togo.’’
LA PROBLEMATIQUE DU RETOUR DES TOGOLAIS EN EXIL AU TOGO
En adoptant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, les États se sont engagés à prendre
toutes les dispositions nécessaire pour non seulement faire respecter les droits humains sur leur
territoire mais aussi s’assurer de ne pas les violer. Ainsi, si nous partons du principe que tous les
êtres humains naissent libres et égaux en droits et en dignité comme le souligne l’article premier de
la déclaration universelle des droits de l’Homme, nous pouvons admettre à l’unanime que les Etats
ont l’obligation de traiter tous les individus sur le même pied d’égalité.
Nous savons que cette prise de conscience est une réponse aux horreurs et atrocités causées par les
deux grandes guerres et les siècles d’humiliation qu’ont subie certains peuples sous diverses formes.
Malheureusement, cette triste page de l’histoire de l’humanité ne semble pas avoir pris fin dans
certains pays comme le Togo. Pour preuve, à l’heure où la communauté internationale lutte pour
l’émergence d’une nouvelle catégorie des droits de l’homme, les droits élémentaires sont loin d’être
un acquis au Togo. Les événements politiques survenus dans notre pays en 2015, 2016, 2018, 2019
jusqu’à ce jour avec ses lots de victimes et des exilés de tous genres en témoignent largement des
effets néfastes. Ces malheureux événements continuent à ternir l’image de notre pays.
Les représailles des manifestations pourtant pacifiques mettant en danger l’exercice légale de la
profession des gardiens des droits de l’homme dans tous les Etats de droits et l’activisme politique
comme le Togo. En effet, dans leur rôle de surveillance et de documentation sur les situations de
violations de droits de l’homme, plusieurs sont souvent victimes de mauvais traitements et de
poursuites perpétrés par les agents des forces de l’ordre soit par des menaces, des tortures physiques
ou par des fausses accusations qui contraint certains à l’exil.
Il vous en souvient qu’entre autre, dans l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé,
l’Honorable député Manti en exil au Ghana pays voisin de retour fut arrêter et jeter à la prison
pendant plusieurs année et n’a été libéré que sur un accord politique entre le pouvoir (UNIR) et
l’opposition (C14). Tout récemment, l’activiste Jean Paul OMOLOU vivant en Suisse de retour à
Lomé a été aussitôt arrêté par les agents du SCRIC et croupi en prison depuis lors. Nous ne saurons
passés sans cité le cas des militants du Parti National Panafricain (PNP) au rang desquels les sieurs
Sébabé-Guéffé Tchassanti Nouroudine, trésorier général adjoint du PNP et Alfa Ibrahim, Togolais
résident à Hambourg en Allemagne en séjour à Lomé qui fut tous à leur tour arrêtés et qui depuis
lors sont en prison à Lomé. La liste est longue.
De cette situation, naissent de grandes réflexions et inquiétudes sur les mesures à prendre, pour
protéger ces défenseurs des droits de l’homme et activistes politiques contre les différents types
d’atrocités dont ils font objet sur le terrain. Dans tous cela, la question qui reste posée est de savoir
le sort qui sera réservé aux togolais de la diaspora qui sont en procédure de demande de protection
sans succès. Quelle assurance de protection peut ont leur garantir à leur retour au pays ? Car, selon
nos informations, plusieurs sont ces togolais qui sont en procédures de demande de protection sans
succès et qui cherchent à rentrer au pays mais par crainte de faire l’objet de poursuite, d’arrestation,
de torture et d’emprisonnement à leur retour, ne savent plus à quel saint se vouer. On peut sans
se tromper citer le cas d’un certains nombres de togolais qui ont des difficultés dans la procédure
de demande de protection dans leur pays d’accueil et qui veulent bien revenir continuer leur vie
sur la terre de nos aïeux mais craignent de mettre leur vie en danger. Nous avons entre autres le
cas de
– dame ANAWLI Akpénè, elle a été victime à plusieurs reprises de persécutions et de tentatives
d’enlèvement par des éléments non identifiés selon sa déclaration à cause de ses propres
activités et celles de son mari militant de l’opposition, monsieur KOUSSOKOU Komlavi. A
la suite de la disparition de son mari qui entre temps à fui le pays à la suite des persécutions

pour se réfugier à l’extérieur du pays, elle n’a trouvé autres solution que de le rejoindre dans
son asile.
– du citoyen KOAMI KPONGBE est un activiste des droits de l’homme depuis janvier 2017,
en qualité d’agent de terrain et exerçant comme photographe reporter et d’observateur des
droits de l’homme. Depuis lors, il couvre pratiquement avec ses collègues des autres
organisations de défense des droits de l’homme toutes les manifestations à caractère public
et privé sur tout le territoire national. Ce dernier a eu plusieurs prises de bec avec les forces
de l’ordre et fut régulièrement interpelé. Aujourd’hui, il vit aussi en exil loin de son pays.
– des messieurs SOSSOU Koffi vivant dans le temps à Atakpamé poursuivit et contraint à l’exil,
de monsieur TOMETY Folly Agbodrafoto Georges, oncle de Mahamed LOUM dans l’affaire
des incendies des marchés de Kara et de Lomé, des jeunes KOUGBLENOU Kenneth et
MONDJI Koffi Dodji tous deux actuellement en Allemagne, des frères GBAGBA Kodjo
Mensan Sémého et GBAGBA Kodjo Mensan Sémého, OGOUTAN Ayéfouni Kossivi, etc. il
faut aussi prendre en compte le cas des concitoyens AGBLEMON Tohovi Kodjo,
AGBEKPONOU Kokou Messan, ADJEVI Yaovi Crédo, KONDO Komlan Irénée, Mlle Sonia
Bienvenue AGBA, etc.
Par ailleurs, il est a souligné que depuis quelques semaines, on compte plusieurs décès dans les rangs
des détenus liés aux mauvaises conditions de détention non respectueuses de la dignité humaine
Le président de la République, Chef suprême de l’armée, Premier magistrat de la République, doit
avec le gouvernement créer les conditions nécessaires pour faciliter le retour sur la terre de nos
aïeux de tous ces exilés politiques et créer un vrai climat de réconciliation pour qu’ensemble les fils
et filles du Togo puissent ensemble construire le pays. Nous n’allons pas passer sous silence le rôle
de la médiateur de la République. Nous croyons qu’elle a l’obligation de peser de son poids dans
la balance pour que la vrai paix, la vrai réconciliation et le vrai amour pour la patrie reviennent
dans l’esprit de tous les togolais y compris le Chef de l’Etat.
Ce n’est qu’un changement réel de la situation socio-politique qui peut encourager les exilés à
revenir au pays, sans quoi, il est plus judicieux que le principe de non refoulement leur soit appliqué
pour la protection de la dignité humaine, ensemble, on s’engage

Lo.Ro.

Yawo KLOUSSE

Yawo KLOUSSE

Journaliste, Directeur, Editeur du Site afriquenligne.tg

Journaliste et éditeur passionné par l’actualité africaine, il dirige Afriquenligne.tg avec l’ambition de livrer une information fiable, claire et proche du terrain.

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