TOGO : ESCALADE DES CAS DE PENDAISONS, LES AUTORITÉS INTERPELLÉE
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 20/05/21
Beaucoup de togolais choisissent de mettre fin à leurs jours plutôt que d’affronter les difficultés de la vie.
Il est devenu banale de voir les jeunes enfants ou adultes mettre fin à leur vie soit en laissant un mot ou tout simplement en mettant la famille devant les faits accomplies
Le plus macabre est ce père de famille qui a préféré s’immoler par le feu avec ses deux enfants dans la préfecture du Zio en prenant soin de laisser une longue lettre pour justifier son crime par des conditions économiques austères.
Une dame qui verse de l’huile chaude sur son mari en plein sommeil. Un acte de cruauté extrême susceptible de passer à la cour d’assise
Une jeune fille lycéenne qui a choisi de passer la corde au cou et donc retrouvée pendue à GUERINKOUKA dans le BASSAR localité située dans la partie septentrionale de notre pays le Togo
Une maîtresse d’école qui a choisi de s’éventrer en introduisant le couteau dans son corps.
Un jeune couple s’est donné la mort laissant un enfant à Baguida banlieue sud de Lomé
Une jeune fille décapitée et retrouvée dans la lagune située dans la zone portuaire.
Un agent municipal retrouvé pendu dans sa maison à SEGBÉ localité située dans la partie sud ouest frontalière avec le Ghana.
Pour dispute, un homme tue sa copine pour jeter le corps sur un dépotoir public
Dernièrement c’est une jeune dame qui a choisi de passer à l’acte devant son rejeton de 5 ans à AHEPÉ dans la préfecture de YOTO.
Chaque jour, les réseaux sociaux montrent ces scènes d’horreurs dans le pays et jusqu’alors l’administration n’a pas véritablement réagi sur ce sujet.
Le Togo est rentré dans une phase de vie sociale empoisonnée où les politiques se détestent, le chômage de plus en plus galopant, la force brutale des forces de protection civile, la hantise des nouveaux maires en quête d’argent pour leur commune en exerçant la violence psychique sur les populations avec des taxes, l’augmentation générale des prix sur les produits de première nécessité, l’instauration de nouvelles taxes….
En bref, les conditions sociales ne permettent plus aux togolais d’avoir confiance en la vie et certains, les plus faibles choisissent de quitter ce monde.
Tout en condamnant ces actes de lâcheté, il est temps que les pouvoirs publics prennent à cœur les problèmes sociaux et mettent en place un numéro vert au profit des personnes en détresse avec au bout du fil des psychologues. Trop c’est trop






















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