CONGO-BRAZZAVILLE ET ÉQUATEUR : DEUX CÉRÉMONIES RELIGIEUSES TOURNENT AU DRAME
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
*La fin des temps ?Entre disparition dans une rivière au Congo-Brazzaville et décès d’un prêtre en Équateur, deux événements survenus lors de célébrations religieuses soulèvent des questions sur la sécurité des fidèles et les signes de la fin des temps consignés dans les saintes écritures.
Deux drames survenus dans des contextes religieux différents ont marqué l’actualité internationale en octobre 2026. Au Congo-Brazzaville, une cérémonie de baptême dans la rivière Djoué s’est soldée par plusieurs disparitions, dont celle de Sephora Bidounga. En Équateur, le prêtre catholique Patricio Alfredo, âgé de 53 ans, a perdu la vie après avoir été frappé par une croix tombée au cours d’une célébration religieuse à Guayaquil.
Congo-Brazzaville : un baptême dans la rivière Djoué vire au drame
Le dimanche 18 octobre 2026, une cérémonie de baptême organisée par l’église Arbre de Vie Tabernacle a tourné au drame à Kinsoundi-Barrage, dans le premier arrondissement de Makélékélé, à Brazzaville.
Selon les informations rapportées par la presse congolaise, Sephora Bidounga aurait été prise d’une transe après son baptême, avant d’être ramenée sur la berge. Elle serait ensuite retournée dans l’eau, dans des circonstances qui restent à éclaircir.
Trois hommes auraient tenté de lui porter secours, mais se seraient eux aussi retrouvés en difficulté. Un diacre aurait finalement pu être sauvé. Au moment des premières informations publiées le 20 octobre, Sephora Bidounga et deux autres hommes étaient toujours portés disparus.
Face à la gravité de la situation, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, s’est rendu sur les lieux pour procéder à une reconstitution des circonstances du drame. Les investigations doivent notamment permettre d’éclaircir le déroulement de la cérémonie, les conditions de sécurité et les moyens de secours disponibles.
Équateur : un prêtre meurt après la chute d’une croix
À Guayaquil, en Équateur, le prêtre catholique Patricio Alfredo, âgé de 53 ans, est décédé après avoir été frappé par une croix tombée lors d’une célébration religieuse.
Le drame se serait produit pendant une messe retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Malgré les tentatives de secours des fidèles présents, le religieux a succombé à ses blessures.
L’archidiocèse de Guayaquil a confirmé le décès du prêtre. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et les éventuelles responsabilités.
Cet événement a suscité une vive émotion parmi les fidèles et rappelle les risques que peuvent présenter les installations utilisées lors des cérémonies religieuses lorsqu’elles ne garantissent pas une sécurité suffisante.
La sécurité des cérémonies religieuses au cœur des préoccupations
Bien que les circonstances soient différentes, ces deux drames rappellent que les rassemblements religieux doivent être organisés dans des conditions permettant de protéger la vie des participants.
Au Congo-Brazzaville, les risques liés aux courants, à la profondeur de l’eau et à l’absence éventuelle de dispositifs de sauvetage adaptés sont au centre des interrogations. En Équateur, l’attention se porte sur les circonstances de la chute de la croix et sur les mesures de sécurité entourant la célébration.
La foi et les pratiques religieuses occupent une place importante dans la vie de nombreuses communautés. Toutefois, leur exercice dans des espaces naturels ou à proximité d’installations imposantes exige des précautions appropriées, une évaluation des risques et des moyens de secours adaptés.
Dans les deux affaires, les conclusions des investigations permettront de mieux établir les circonstances des faits et, le cas échéant, les responsabilités.























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