BÉNIN : UN EX-COMMANDAN DES FORCES SPÉCIALES FRANÇAISES CONDAMNÉ À SIX MOIS DE PRISON FERME PAR LA CRIET
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné, le 24 août 2026, un ancien commandant des forces spéciales françaises à six mois de prison ferme et 500 000 FCFA d’amende dans une affaire de faux documents administratifs.
L’ancien officier français, retraité et installé au Bénin, était poursuivi dans un dossier portant notamment sur la fabrication et la délivrance de faux permis de conduire béninois au profit de ressortissants européens vivant dans le pays.
Selon les éléments examinés au cours de la procédure, le prévenu aurait joué un rôle d’intermédiaire dans l’obtention de ces documents. Chaque permis litigieux aurait été délivré moyennant environ 150 000 FCFA. Une partie de cette somme aurait servi de commission à différents intermédiaires.
La perquisition effectuée au domicile de l’ancien militaire aurait également permis aux enquêteurs de découvrir du matériel informatique ainsi que des fichiers vidéo susceptibles d’intéresser l’enquête.
Le prévenu conteste les accusations
À la barre, l’ancien commandant a contesté les faits qui lui étaient reprochés. Il aurait soutenu qu’il intervenait uniquement comme intermédiaire et a nié avoir participé directement à la fabrication des faux documents.
Ses avocats avaient plaidé sa relaxe, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir sa responsabilité pénale.
Le parquet spécial près la CRIET avait, pour sa part, requis une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont quatre mois ferme, assortie d’une amende de 2 millions de FCFA.
Six mois ferme au terme du délibéré
Après délibération, la juridiction spéciale a finalement retenu la culpabilité de l’ancien officier français et l’a condamné à six mois de prison ferme, ainsi qu’à 500 000 FCFA d’amende.
Deux autres ressortissants européens poursuivis dans le même dossier ont, quant à eux, été relaxés.
Cette affaire intervient alors que les autorités béninoises maintiennent leur vigilance face aux réseaux de falsification de documents administratifs. La décision de la CRIET rappelle également que les ressortissants étrangers établis au Bénin restent soumis aux mêmes exigences légales que les citoyens béninois.
Les parties disposent d’un délai légal pour exercer un éventuel recours contre cette décision.
La rédaction























0 commentaires