TOGO – BAS-MONO : LES ROUTES AMÉGNRAN-AFAGNAN ET AFAGNAN-AGOMÉ-GLOZOU DANS UN ÉTAT DE DÉGRADATION AVANCÉE
Boue, nids-de-poule géants et disparition du bitume par endroits : les axes Amégnran-Afagnan et Afagnan-Agomé-Glozou sont devenus particulièrement difficiles à pratiquer, surtout en saison des pluies. Une situation préoccupante qui pénalise les populations et complique l’accès à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu d’Afagnan.
Les usagers des routes Amégnran-Afagnan et Afagnan-Agomé-Glozou doivent faire face à une situation de plus en plus préoccupante. Ces deux axes routiers, qui desservent le chef-lieu de la préfecture du Bas-Mono et permettent notamment d’accéder à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu d’Afagnan, se trouvent dans un état de dégradation avancée, rendant leur circulation particulièrement difficile.
Sur ces tronçons, le bitume a disparu par endroits, laissant place à d’immenses nids-de-poule. En saison des pluies, la boue aggrave davantage la situation et transforme certains passages en véritables obstacles pour les automobilistes et les autres usagers de la route.
Des conséquences sur les activités économiques et sanitaires
L’état défectueux de ces deux axes routiers entraîne de nombreuses conséquences pour les populations locales. L’évacuation des produits agricoles du Bas-Mono vers les autres localités devient particulièrement difficile, occasionnant des pertes de temps et compliquant les activités des producteurs et des transporteurs.
Le secteur sanitaire est également touché. Les ambulances et les autres véhicules transportant des malades éprouvent des difficultés à rejoindre l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu d’Afagnan. Dans une région où l’accès rapide aux soins peut s’avérer déterminant, cette situation suscite de légitimes inquiétudes.
Les transporteurs, quant à eux, sont contraints de consacrer davantage de temps à la traversée de ces deux tronçons pourtant relativement courts. Au-delà des désagréments quotidiens, cette dégradation affecte la mobilité des populations, les échanges commerciaux et les conditions de transport.
Le MMLK interpelle le gouvernement
Face à cette situation, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), dirigé par le pasteur Edoh Komi, a saisi le gouvernement le 15 août 2026 pour demander la réhabilitation urgente de ces routes, avec pour objectif une intervention avant la fin de l’année 2026.
L’organisation dénonce également un contraste qu’elle juge frappant entre les infrastructures routières des deux côtés de la frontière. Selon le MMLK, après Agomé-Glozou, le tronçon situé du côté béninois est goudronné, tandis que la partie togolaise demeure dans un état de dégradation préoccupant.
Une différence d’état qui conduit le mouvement à qualifier ces infrastructures de « voies à deux visages ».
Un appel à une réhabilitation urgente
Au regard des difficultés rencontrées quotidiennement par les populations, les transporteurs et les services de santé, la réhabilitation des axes Amégnran-Afagnan et Afagnan-Agomé-Glozou apparaît comme une nécessité majeure pour le désenclavement du Bas-Mono.
L’appel lancé par le MMLK remet ainsi au centre des préoccupations la question de l’entretien des infrastructures routières et de l’équité territoriale en matière d’aménagement.
Les populations attendent désormais des mesures concrètes pour que ces deux axes retrouvent des conditions de circulation acceptables et permettent de faciliter les déplacements, l’évacuation des produits agricoles ainsi que l’accès aux soins.
La réhabilitation de ces routes constitue donc un enjeu essentiel pour la mobilité, la sécurité et le développement économique et social de la préfecture du Bas-Mono.
Stan TSEVI.
























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