PROJET OUESTAF : CINQ PAYS D’AFRIQUE DE L’OUEST RÉUNIS POUR VALIDER UN DOCUMENT STRATÉGIQUE
afriquenligne.tg
Migration irrégulière, trafic de migrants, traite des êtres humains et protection des femmes et des jeunes : les acteurs du projet OUESTAF poursuivent leurs efforts pour renforcer la réponse régionale à ces défis. Réunis dans le cadre d’un atelier de validation, les participants ont examiné un document révisé à la suite des insuffisances relevées lors d’une première tentative d’adoption en mars dernier. Une étape importante pour consolider une approche commune entre le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Un document retravaillé pour répondre aux insuffisances relevées
La validation du document du projet OUESTAF constitue une étape déterminante dans la mise en œuvre de cette initiative sous-régionale. Après une première tentative en mars dernier, le processus avait été suspendu en raison de certaines insuffisances constatées dans le document soumis à l’appréciation des participants.
À la suite de ces observations, il avait été demandé au cabinet chargé du travail de terrain d’approfondir ses analyses et d’enrichir le document afin de mieux prendre en compte les réalités et les préoccupations exprimées par les acteurs concernés.
C’est dans cette dynamique que les parties prenantes se sont de nouveau réunies pour examiner la version actualisée du document et apprécier les améliorations apportées.
Pour Monsieur WALBIGA Latidagou, chargé des activités du projet OUESTAF, cette nouvelle étape est porteuse d’espoir. Il a rappelé que l’initiative est menée conjointement dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest : la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso.
Selon lui, le travail de révision a permis de corriger les insuffisances précédemment relevées et d’associer les différentes parties concernées à l’amélioration du document.
« C’est avec satisfaction que nous constatons que le travail a été mis à jour et que les parties prenantes ont été associées. J’estime que ce document peut valablement passer », a-t-il déclaré, exprimant ainsi son appréciation positive de la nouvelle version soumise à validation.
Des ajustements pour parvenir à un document consensuel
Du côté des participants, l’heure est également à l’espoir d’une validation définitive, sous réserve de la prise en compte des recommandations formulées au cours des échanges.
Monsieur TCHATAGBA Abdoul-Razak, participant à l’atelier, a souligné que la rencontre vise à examiner un document qui n’avait pas pu être adopté lors de la précédente session, en raison des insuffisances identifiées.
« Nous sommes là pour la validation d’un document qui, entre-temps, avait été rejeté pour faute d’insuffisances. Nous avons fait les ajustements et nous espérons qu’à l’état actuel, sous réserve des recommandations qui ont été faites, il pourra être validé », a-t-il expliqué.
Il a également insisté sur la dimension sous-régionale du projet, qui rassemble cinq États autour de préoccupations communes.
Cette démarche de révision et de concertation traduit la volonté des acteurs de disposer d’un document plus complet, mieux adapté aux réalités du terrain et susceptible de servir de référence pour les interventions prévues dans les pays concernés.
La migration irrégulière et la traite des êtres humains au cœur du projet
Le projet OUESTAF, intitulé « Parcours régionaux pour la prévention de la migration irrégulière, la lutte contre le trafic des migrants, la traite des êtres humains et la protection des femmes et des jeunes en situation irrégulière dans l’Afrique de l’Ouest, y compris la sous-région du Sahel », entend apporter une réponse coordonnée à des problématiques qui dépassent les frontières nationales.
La prévention de la migration irrégulière, la lutte contre les réseaux de trafic de migrants et la traite des êtres humains, ainsi que la protection des femmes et des jeunes en situation de vulnérabilité, constituent les principaux axes d’intervention de cette initiative.
Face à des phénomènes qui nécessitent une coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination, la concertation régionale apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la prévention, renforcer la protection des personnes concernées et favoriser des réponses adaptées aux réalités locales.
Une coopération portée par des partenaires techniques
La mise en œuvre du projet s’appuie notamment sur des partenaires techniques, dont WILDAF-AO et WIE WORLD, présentés par les acteurs du projet comme ayant contracté cette initiative avec l’Union européenne.
Leur implication s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à soutenir les efforts engagés dans les cinq pays concernés.
Au-delà de l’exercice de validation, l’enjeu est désormais de disposer d’un document suffisamment solide pour orienter les actions futures et favoriser une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes.
La prise en compte effective des recommandations formulées lors de l’atelier sera déterminante pour consolider les acquis de cette étape et assurer la pertinence du cadre d’intervention proposé.
Un enjeu commun pour les cinq pays
En réunissant le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, le projet OUESTAF met en avant la nécessité d’une approche concertée face aux défis liés à la migration irrégulière, au trafic de migrants et à la traite des êtres humains.
La révision du document, à la suite des insuffisances relevées en mars, marque une nouvelle étape dans ce processus. Pour les participants, l’objectif est clair : parvenir à un cadre de référence amélioré, prenant en compte les observations des acteurs et répondant davantage aux besoins identifiés sur le terrain.
La validation de ce document, sous réserve de l’intégration des recommandations formulées, pourrait ainsi constituer un jalon important pour la poursuite de cette initiative sous-régionale en faveur de la prévention de la migration irrégulière et de la protection des femmes et des jeunes en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Yawo KLOUSSE
























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