L’ASSOCIATION DES VICTIMES DE LA TORTURE AU TOGO (ASVITTO) AU SECOURS DU PERSONNEL DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET DES PRISONS TOGOLAISE
Reportage : Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 28/06/21
Dans un rapport d’analyse sur les conditions de travail et de vie du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire au Togo présenté à la presse ce lundi 28 juin dans les locaux d’AMNESTY INTERNATIONAL à Lomé par l’ASsociation des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO), son Président Monsieur KAO ATCHOLI a dépeint dans un tableau sombre face aux journalistes, les conditions de vie et de travail des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire au Togo.
Longtemps classés parmi les grandes muettes que constituent les corps habillés, les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire connaissent d’énormes difficultés auxquelles les pouvoirs publics doivent dorénavant rester très attentifs.
Ce rapport de plus de 30 pages condensé, qui prend en compte les doléances de toutes les difficultés relevées dans les administrations pénitentiaires sur l’ensemble du territoire de notre pays, est un outil qui doit normalement être exploité par les autorités publiques afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire au Togo et partant des prisonniers.
Il faut dire que ce rapport qui prend en compte tous les aspects techniques et revendicatifs de la vie en milieu carcéral est passé au peigne fin en relevant les difficultés des détenus qui subissent parfois les affres de la part des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire elles mêmes vautrées dans de mauvaises conditions de travail. Beaucoup de témoignages sont rapportés dans ce rapport et permettent aux lecteurs de vivre les réalités dans les milieux carcéraux de notre pays mais aussi de s’indigner des violations ou même parfois la méconnaissance des règles qui régissent le fonctionnement de ce corps de métier.
Si les recommandations contenues dans ce rapport vont être mises en application, l’État togolais pourrait gagner en image de respectabilité des droits humains et de l’épanouissement des fonctionnaires des administrations pénitentiaires de notre pays tout en sanctionnant bien sûr les fonctionnaires indélicats dans les règles de l’art.
Ce rapport fruit d’un travail municieusement fouillé à mettre dans l’actif de l’ASsociation des VIctimes de la Torture au Togo (ASVITTO), est venu à point nommé pour briser les injustices et faire éclore une nouvelle ère dans les milieux carcéraux au Togo.
Présenté comme une association audacieuse avec laquelle AMNESTY INTERNATIONAL compte évoluer sur le terrain des droits humains au Togo, l’association (ASVITTO) avec à sa tête un ancien gendarme détenu dans l’affaire KPATCHA GNASSINGBÉ, œuvre efficacement sur tous les plans pour faire asseoir un État respectueux des droits humains sans aucune considération religieuse, culturelle ou ethnique dans notre pays.
Il revient à tous de s’approprier les contenus de ce rapport qui, au- delà d’un travail de bureau est une législation à mettre en application pour le bien de tous les corps de métier dans notre pays.























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