JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME : LE SPES ASSOCIÉ AU CeFAD SENSIBILISENT À L’AUTONOMISATION FÉMININE À KÉGUÉ
afriquenligne.tg
À l’occasion de la célébration du 8 mars, Journée internationale des droits de la femme, l’orphelinat Soutien pour l’Enfance en Souffrance (SPES) a organisé à Kégué une journée de sensibilisation autour du thème : « *L’autonomisation de la femme, une condition pour sa participation à la vie communautaire et politique* ».
Cette activité, réalisée en collaboration avec le Centre des Femmes d’Appui à la Décentralisation (CeFAD), a réuni plusieurs femmes venues échanger sur les défis et les opportunités liés à l’émancipation féminine.
Une initiative en faveur de l’autonomisation des femmes
Implanté au Togo depuis l’an 2000, le centre SPES œuvre pour la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation de vulnérabilité. Le centre des adolescents suit les jeunes jusqu’à l’âge de 24 ans grâce à une équipe engagée dans leur encadrement et leur insertion sociale.
Le terrain qui abrite l’orphelinat a été offert par Faure Essozimna Gnassingbé, permettant ainsi à la structure de mener ses activités au profit des enfants démunis.
La journée de sensibilisation s’est déroulée dans l’enceinte de l’orphelinat SPES de Kégué, en présence de nombreuses femmes issues de la communauté.
La Directrice du centre, Mme Béatrice ODJO-ALOGNON, a ouvert la rencontre par une présentation du centre et de son personnel.
Mme Béatrice ODJO-ALOGNON, Directrice du centre SPES :
« Notre mission est d’accompagner les enfants en souffrance et de les suivre jusqu’à leur insertion dans la vie active. Mais nous savons aussi que le rôle de la femme est déterminant dans la construction d’une société équilibrée. »
L’autonomisation de la femme au cœur des échanges
La séance principale de sensibilisation a été animée par Mme Emmanuella Eyram BOUABEN sociologue et conseillère municipale de la commune du Golfe 2.
Son intervention s’est articulée autour de trois grands axes relatifs à l’autonomisation de la femme. Chaque thème a donné lieu à des échanges interactifs au cours desquels les participantes ont été invitées à prendre la parole afin d’exprimer leurs préoccupations et leurs expériences.
Dans un premier temps, la conseillère municipale a expliqué la signification même du concept d’autonomisation avant d’ouvrir un espace de questions-réponses avec l’assistance.
Mme Emmanuella Eyram BOUABEN, Conseillère municipale Golfe 2 :
« L’autonomisation de la femme signifie qu’elle doit disposer des moyens économiques, sociaux et éducatifs lui permettant de décider pour elle-même et de participer pleinement au développement de sa communauté. »
Elle a également encouragé les femmes à s’impliquer davantage dans la gestion de la cité.
Mme Emmanuella Eyram BOUABEN :
« Les femmes doivent prendre part à la vie communautaire et politique. Elles doivent s’inscrire sur les listes électorales, briguer les postes de conseillères municipales, de Maires ou d’autres responsabilités afin de participer aux décisions qui concernent leur communauté. »
Un parcours inspirant
La sociologue conseillère municipale a également partagé avec l’assistance son parcours personnel, marqué par de nombreuses difficultés.
Mme Emmanuella Eyram BOUABEN :
« Mon parcours a été fait de souffrances, mais aussi de stratégies pour sortir de la pauvreté. Avec la détermination et le travail, il est possible pour une femme de se relever et de réussir. »
Ce témoignage a suscité beaucoup d’émotion parmi les participantes, dont certaines ont également partagé leurs propres expériences.
Le rôle déterminant de la femme dans la société
Prenant de nouveau la parole, la Directrice du centre SPES, sociologue de formation, a insisté sur l’importance de la résilience et de la détermination des femmes.
Mme Béatrice ODJO-ALOGNON :
« Beaucoup de femmes que nous rencontrons sont analphabètes, mais grâce à leur courage et à leur détermination, elles parviennent à améliorer leurs conditions de vie. La femme doit prendre conscience de sa valeur et se battre pour reconquérir son autonomie. »
Le 8 Mars : entre célébration et revendication
Au-delà de la sensibilisation, la rencontre a également permis de rappeler la portée historique de la Journée internationale des droits de la femme.
Mme Béatrice ODJO-ALOGNON :
« Le 8 mars est une journée de célébration des droits acquis par les femmes au fil des luttes, notamment le droit de vote, le droit d’être élue et de participer aux instances de décision. »
Cependant, cette journée demeure également un moment de revendication pour davantage de justice et d’égalité.
Mme Béatrice ODJO-ALOGNON :
« Cette journée est aussi l’occasion de réclamer un accès plus facile à la justice, la jouissance pleine et entière des droits successoraux et de dire non à toutes les formes de violence et d’abus à l’égard des femmes. »
Elle a enfin insisté sur l’importance de l’éducation des filles.
Mme Béatrice ODJO-ALOGNON :
« Faciliter l’accès à l’éducation des filles est la voie la plus sûre pour renforcer l’autonomisation des femmes et accroître leurs chances de participer activement à la vie communautaire et politique. »
À travers cette initiative, l’orphelinat SPES et le CeFAD réaffirment leur engagement en faveur de la promotion de la femme et de sa participation au développement local, dans un contexte où l’autonomisation féminine reste un levier essentiel pour bâtir des communautés plus justes et inclusives.
Yawo KLOUSSE






















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