BÉNIN – JUSTICE : CINQ ANS DE PRISON REQUIS CONTRE LE COMMISSAIRE DELCOZ POUR SES VIDÉOS VISANT PATRICE TALON
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Le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis cinq ans de prison ferme et une amende d’un million de FCFA contre le commissaire de police Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé. Le verdict est annoncé pour le 14 décembre 2026.
L’affaire du commissaire de police béninois Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé connaît un nouveau développement judiciaire. Poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le policier risque cinq années d’emprisonnement ferme, conformément aux réquisitions du ministère public.
Selon les informations rapportées par la presse béninoise, les poursuites concernent notamment des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux dans lesquelles le commissaire aurait critiqué le président Patrice Talon et son pouvoir. Des faits liés à la détention illégale d’une arme à feu sont également évoqués dans cette procédure.
Cinq ans de prison ferme requis
Au cours de l’audience, le ministère public a demandé à la juridiction de condamner le commissaire à cinq ans de prison ferme et au paiement d’une amende d’un million de francs CFA.
Ces réquisitions constituent la position du parquet et non une décision définitive de la juridiction. La CRIET doit encore se prononcer sur la culpabilité du prévenu et sur la peine éventuellement applicable.
Le verdict est annoncé pour le 14 décembre 2026, une échéance qui sera déterminante pour la suite de cette affaire.
Des vidéos au cœur de la procédure
Cette affaire remet au centre du débat la question des publications sur les réseaux sociaux lorsqu’elles mettent en cause des responsables politiques ou les institutions publiques.
Au-delà du cas personnel du commissaire Delcoz, la procédure suscite des interrogations sur les limites de la liberté d’expression, les obligations liées au statut de fonctionnaire de police et les conséquences judiciaires des propos diffusés en ligne.
Il convient toutefois de distinguer les faits reprochés au prévenu des faits qui pourraient être établis par la juridiction au terme de la procédure.
En attendant le verdict
À ce stade, les cinq années de prison ferme évoquées correspondent aux réquisitions du ministère public. Elles ne doivent donc pas être présentées comme une peine déjà prononcée par la CRIET.
La décision attendue le 14 décembre 2026 permettra de connaître la position définitive de la juridiction sur cette affaire.
AFRIQUE EN LIGNE – La rédaction
























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