TOGO : LA DMK DÉNONCE UNE « DÉSHUMANISATION » DU PEUPLE ET APPELLE À UNE « REFONDATION SOUVERAINE »
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La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a animé une conférence de presse à Lomé autour du thème : « Togo : Impasse socio-politique et déshumanisation, les enjeux de la Souveraineté Intégrale du Togo (SITO) et de la Révolution Spirituelle Pacifique (RSP) ». À cette occasion, le mouvement a dressé un réquisitoire sévère contre les autorités togolaises et a exposé sa vision d’une transformation profonde de la société togolaise.
Dans sa déclaration liminaire, la DMK estime que le pays traverse une « impasse historique » caractérisée par une crise politique persistante et une dégradation des conditions de vie des populations. Le mouvement critique notamment la récente hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le 27 mai 2026, ainsi que les précédentes augmentations des tarifs de l’électricité, qu’il considère comme des mesures aggravant les difficultés économiques des ménages.
Selon la DMK, ces décisions participeraient à un processus de « déshumanisation » des citoyens. Le mouvement dénonce également ce qu’il qualifie de répression politique à travers l’incarcération de certaines figures militantes.
Une référence constante à Agbéyomé Kodjo et à Mgr Kpodzro
La DMK a réaffirmé son attachement à l’héritage politique de l’ancien Premier ministre Gabriel Agbéyomé Kodjo, qu’elle continue de considérer comme le « président légitime » du Togo. Le mouvement a également rendu hommage à Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, figure spirituelle et politique dont il revendique toujours l’inspiration.
Pour les responsables de la DMK, les récentes mobilisations populaires observées dans le pays témoigneraient d’un rejet croissant du système politique actuel et d’une volonté de changement portée par une partie de la population.
Trois axes majeurs pour la « Souveraineté Intégrale du Togo »
Au cours de la conférence, la DMK a développé les principaux fondements de son projet baptisé « Souveraineté Intégrale du Togo » (SITO).
Le premier axe concerne une rupture avec ce que le mouvement qualifie de structures héritées de la « postcolonie ». La DMK appelle à une restauration de la dignité nationale et à une réappropriation de l’identité historique et culturelle du peuple togolais.
Le deuxième axe porte sur la souveraineté économique et monétaire. Le mouvement prône l’abandon du franc CFA et la mise en place d’une monnaie nationale appelée « Sika », qui serait adossée à des réserves d’or. La DMK défend également un modèle économique fondé sur davantage d’autonomie financière.
Le troisième axe concerne les questions énergétiques. La DMK affirme vouloir promouvoir des alternatives aux énergies fossiles et développer de nouvelles approches technologiques dans le cadre de sa vision de développement.
Un appel particulier aux femmes togolaises
Dans un second document intitulé « Appel solennel du Gouvernement légitime du Togo et de la DMK aux femmes togolaises et Amazones de la Lumière », le mouvement s’adresse directement aux femmes du pays.
La DMK les invite à jouer un rôle moteur dans ce qu’elle présente comme une renaissance nationale. Faisant référence aux mobilisations historiques des femmes togolaises de janvier 1933, le mouvement estime que celles-ci constituent une force décisive pour la transformation politique et sociale du pays.
L’organisation encourage également les femmes à renforcer leur autonomie économique, à promouvoir la solidarité communautaire et à participer activement à son projet de « Révolution Spirituelle Pacifique ».
Une vision alternative de l’avenir du Togo
À travers cette conférence de presse, la DMK a réaffirmé sa volonté de poursuivre son combat politique et idéologique en faveur d’un changement de gouvernance au Togo. Le mouvement soutient qu’une refondation éthique, politique, économique et spirituelle est nécessaire pour sortir le pays des difficultés actuelles.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par des débats croissants sur la situation socio-économique nationale, notamment après les récentes augmentations des prix des produits pétroliers et les interrogations persistantes sur l’évolution du paysage politique togolais.
Yawo KLOUSSE























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