LIGNE DE MIRE : LA PRESSE PRIVÉE, L’ÉMISSION «L’AUTRE JOURNAL» DU JOURNAL ALTERNATIVE CESS
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 30/01/22
La persécution des journalistes indépendants au Togo ne fait plus objet d’aucun doute.
L’émission L’AUTRE JOURNAL qui n’était autre qu’une extension du journal ALTERNATIVE dans son souci d’élucider l’opinion sur les sujets qui animent la vie de la Nation ne passera plus.
Voici comment dans sa parution numéro 1000, le
Journal ALTERNATIVE annonçait cette cessation d’émission.
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*La rédaction du JOURNAL L’ALTERNATIVE informe ses lecteurs, abonnés et toute l’opinion que l’émission « l’autre journal» ne sera plus produite par la rédaction.*
L’émission continue par être produite par une structure indépendante de l’alternative.
Cette suspension ou cessation n’est que la résultante de l’autocensure qui gagne de plus en plus les journalistes dans leur différente rédaction. La menace est donc réelle. La liberté de presse et de pensée sont muselées au Togo.
Les nostalgiques se souviendront de cette belle émission qui permettait aux journalistes d’apporter la lumière sur les faits sociaux mais aussi sur les attitudes et comportements de nos gouvernants.
Il faut rappeler que les animateurs de cette émission à savoir : Ferdinand Ayité, Joël Egah et Isidore KOUWONOU ont été convoqué par la Brigade de Recherches et d’Investigation (BRI) sur une plainte de deux ministres du gouvernement et déposés ensuite à la prison civile de Lomé avant de recouvrir plus tard leur liberté.
En 2004, le Togo disposait d’un code de la presse qui dépénalisait tout délit de presse. Cette belle loi a été par après rendue liberticide par de nombreuses retouches de travers.
L’apparition des nouveaux moyens de communications à travers les réseaux sociaux ne saurait faire objet de restriction pour les journalistes quand on sait que tous les citoyens y ont facilement recours. La protection du journaliste devrait s’étendre aux nouveaux moyens d’informations c’est à dire les réseaux sociaux.
Les organisations de presse et le patronat doivent relancer le débat afin de retourner pure et simple à la loi de 2004 qui dépénalisait tout délit de presse et plaçait le Togo à une meilleure place à l’échelle sous régionale en matière des libertés de presse.























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