LES CITOMATURISTES ET UNE DÉCENTRALISATION PERFORMANTE INTÉGRÉE AU LEADERSHIP RESPONSABLE DES ÉLUS LOCAUX AU TOG
La lenteur du développement autrefois constaté dans nos communes est dûe au manque du leadership administratif et organisationnel de nos délégations spéciales qui manquaient de crédibilité et ne pourraient en aucun cas concevoir les projets et avoir des financements pour gérer les communes. Une des faiblesses de ces délégations était qu’elle a été nommée, et non élue. Aujourd’hui ce tort est réglé avec la décentralisation. Maintenant qu’elle est une réalité, les choses ont-elles vraiment changé ? Pas grandement de toutes les façons. Les problèmes essentiels sont toujours là. La décentralisation est une nouvelle expérience, et chaque maire s’emploie à sa manière pour marquer de son empreinte son passage. Ils sont à féliciter ainsi que leurs différents collaborateurs. C’est dans l’optique de voir nos communes développées qu’il urge rectifier les tirs car la folie c’est de continuer de faire la même chose en espérant un résultat différent. Il est grand temps d’arriver à la réalité selon laquelle, le développement sera effectif que si tout le monde apporte du sien, voilà pourquoi les maires ont une responsabilité capitale à fédérer les énergies pour le développement de nos communes. La première chose à intégrer dans nos mœurs est que ce sont les hommes développés qui développent un pays, ou seuls les citoyens matures dans l’exercice de leurs citoyennetés qui contribuent à propulser leurs communes vers le progrès. Par conséquent on peut déduire que les acteurs du développement des communes sont dans nos communes et il faut des initiatives pour les amener à prendre conscience qu’ils sont les protagonistes du développement de leurs communes. Les maires pour ce faire doivent organiser des rencontres d’échange avec la population malgré la pandémie, surtout avec la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, en mettant juste l’accent sur le respect des mesures barrières. Ces rencontres doivent être des agoras où les uns et les autres doivent réfléchir sur les actions à mener pour réaliser le développement. Le développement est possible s’il est participatif. Voilà pourquoi les élus locaux doivent être beaucoup plus sur le terrain, pour faire une pédagogie, adopter des projets, mobiliser des fonds dans leurs communes pour son développement. Les communes regorgent des capitaux humains suffisants. Elles disposent des ingénieurs, architectes, sociologues, docteurs pour citer que ceux-ci. Ces ressources humaines constituent un tremplin pour le développement des communes. Quelles que soient leurs compétences, ces techniciens ne peuvent rien faire fondamentalement à moins qu’ils soient sollicités lors de ces rencontres à donner leurs expertises sur des sujets spécifiques. Les élus locaux, tel Moïse dans le désert ont donc la lourde charge de conduire leurs populations à la terre promise où coulent le lait et le miel. Le développement nécessite en amont des réflexions, des échanges, une adhésion d’une communauté qui est la force vive qui rentre dans son éclosion. Avant de demander des capitaux étrangers pour le développement de nos communes, qu’est-ce que nous pouvons faire à l’interne ? C’est ce travail de fourmi qui doit être fait par nos élus locaux. Si nous allons dans cette dynamique nous pouvons réaliser beaucoup de choses pour nos quartiers car la clé de notre développement c’est d’éveiller la population à son devoir citoyen. La citoyenneté active marche sur deux pieds : droit et devoir . En bons citoyens ,nous avons des droits et aussi des devoirs. Nos devoirs en tant que citoyens consistent à créer un environnement assaini à la présente génération sans compromettre la future. Quels sont les besoins de la présente génération ? Doit-on laisser ses besoins à l’état et espérer que c’est l’apanage ou la responsabilité de la future génération ? Penser ainsi c’est refuser de jouer son rôle de citoyen, c’est abdiquer. Ainsi le travail des élus locaux doit-il être orienté, et pensé autrement.
Camarade Fredy ,
Secrétaire Adjoint de l’association l’Homme Au Centre (HAC) et du Mouvement Civique Citoyen Togolais de valeur (MCCT) ,2eme fondateur du CITOMATURISME .





















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