LA VOLEUSE RESTITUE UNE PARTIE DES OBJETS EMPORTÉS SOUS LES REMERCIEMENTS DU PROPRIÉTAIRE
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 11/11/21
Soyons un peu sérieux en Afrique. Si la France refuse de présenter les excuses à l’Afrique pour l’esclavage et la colonisation, elle ne saurait se montrer très généreuse en restituant les objets d’art pillés au Bénin.
La restitution de ces 26 œuvres d’art au Bénin n’est que de la poudre aux yeux.
Il faut rappeler pour l’histoire que ces 26 œuvres proviennent des trésors royaux d’Abomey pillées au XIXe siècle par les troupes coloniales, et conservées jusqu’ici au musée du quai Branly.
En temps normal, cette cérémonie devrait normalement faire objet d’une décision de justice. Car ces objets sont indûments acquis par la France.
Le transfert de propriété des œuvres devrait faire aussi objet d’un inventaire faisant clairement l’état des lieux mais rien.
Il faut relever que parmi ces objets d’art figurent des statues totem de l’ancien royaume d’Abomey ainsi que le trône du roi Béhanzin, pillés lors de la mise à sac du palais d’Abomey par les troupes coloniales en 1892.
Ce sont les ministres de la Culture des deux pays, Roselyne Bachelot et Jean-Michel Abimbola, qui ont signé l’acte de transfert de propriété de la France au Bénin, permettant aux œuvres de regagner leur pays après près de 130 ans d’absence, une très bonne nouvelle qui, au delà de coopération culturelle devrait faire l’objet d’une décision de justice.
Il faut avoir tout de même le courage de saluer cette initiative du président Emmanuel Macron par rapport à ses prédécesseurs.
Loin de marquer la dernière étape d’un processus inédit, entamé avec la promesse faite en 2017, par Emmanuel Macron, de procéder à des restitutions du patrimoine africain en France, cela devrait en principe ouvrir une nouvelle ère où la France coloniale et esclavagiste devrait présenter ses excuses au peuple d’Afrique et ouvrir les bases d’une coopération d’égal à égal avec le vieux continent.





















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