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Infox – informations mensongères diffusées dans le but de manipuler ou tromper le public

Infox – informations mensongères diffusées dans le but de manipuler ou tromper le public

_ »Le droit à l’information repose sur un seul fondement : *l’information est un bien public qui doit être accessible à tous et n’excepter aucun domaine de la vie économique, sociale et politique. L’exercice de ce droit ne consiste pas seulement dans le droit d’être informé, mais aussi dans le droit d’informer que revendiquent les journalistes.*

Citations : _(Henri Maler et Mathias Reymond , ins Médias et mobilisations sociales, 2007)_

Cependant, tous les droits, toutes les libertés sont susceptibles d’être limités.

Car, <<Les libertés et droits fondamentaux s’exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général des citoyens >>.
Et , << Une liberté est d’autant plus précieuse que son existence est une des garanties essentielles du respect des autres droits et Libertés >>.
Aussi, << Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi >>.

Les infox, fausses nouvelles, fausses informations, informations fallacieuses, canards, en anglais : *fake news,* sont des nouvelles mensongères, diffusées dans le but de *manipuler* ou de *tromper* le public.

Les articles contenant de *fausses nouvelles* emploient souvent des *titres accrocheurs* ou des *informations entièrement fabriquées* en vue *d’augmenter le nombre de lecteurs* et de *partages* en ligne.
Elles peuvent émaner de blogueurs ou de réseaux sociaux, de médias, de personnalités politiques ou d’un gouvernement.
Les diverses façons de les combattre posent la question de donner la responsabilité à l’État de distinguer *« le vrai du faux ».*
Quand les *rédacteurs ne sont pas identifiables,* les procédures judiciaires pour *diffamation* ou *calomnie* sont difficiles.
La vérification des faits par des professionnels respectant une mission et des règles de journalisme d’investigation ambitionne de réduire la quantité des mensonges diffusés, au moment où les réseaux sociaux sont accusés d’ouvrir une nouvelle ère de l’information, parfois baptisée *« ère post-vérité ».*

Les infox revendiquées par des instances officielles posent la question de la crédibilité de l’information et des médias qui la diffusent.
Il ressort de de ces constats une urgence de savoir comment faire pour détecter ces infox.

*Fake news : 5 réflexes à adopter pour les repérer*

– Sur Internet, avec la quantité d’informations disponibles et la vitesse à laquelle elles sont diffusées, il n’est pas toujours facile de dissocier le vrai du faux.
– La réalité peut être manipulée, retouchée, déformée.

– C’est l’exemple du cas des *« fake news »* ou *« fausses informations » :*

– Ces informations, volontairement truquées pour *faire rire* ou pour *tromper,* sont construites de la même manière que les *vraies informations.*

*Pour apprendre à repérer les fake news et cultiver son esprit critique, voici 5 conseils à partager avec les jeunes:*

– Observer les détails :

. le titre,
. les dates,

. la structure du site…

Dans les fake news, le titre est souvent accrocheur, peut être écrit en majuscules, avec des points d’exclamation.
Si l’article ne mentionne pas de dates ou de lieux précis, il y a de quoi douter.

– Vérifier qu’il s’agit d’une source fiable :

. on peut s’assurer de la crédibilité d’un site Internet par sa réputation.

. Certains publient des articles parodiques comme Le Gorafi ou Nord Presse.

. En cas de doute, l’outil *Décodex du Monde* permet de vérifier la fiabilité d’une source d’information.

– Privilégier les sources d’informations reconnues (ministères, revues scientifiques, ONG…).

Elles se repèrent avec des *urls* telles que .gouv.fr, .org, asso.fr.,… .
Les blogs et sites personnels seront à regarder avec plus de vigilance.

– Il importe de varier les sources d’information :

. en consultant d’autres articles sur le même sujet, on peut comparer et croiser les données.

. Si une même information est évoquée à plusieurs endroits, en citant les mêmes sources, il est plus probable qu’elle soit vraie.

*- Décrypter les images :*

. Trouver la source d’une image pour la contextualiser, être attentif à sa construction, ou encore utiliser des moteurs de recherche d’images inversées comme *Google images* ou *Tineye.com,* pour vérifier qu’une image n’est pas détournée.
Pour éviter de tomber sous le coup de la loi, nous devons impérativement nous protéger des infox.

_*Comment se protéger des fake news ?*_

Si la plupart des internautes savent qu’ils sont exposés aux fake news (fausses informations), être capable de distinguer le vrai du faux reste compliqué.
Les enjeux sont pourtant énormes, pour vous et pour les autres, si vous décidez de relayer ces informations.

• Voici quelques *conseils utiles* pour les déceler *Fake news :* pourquoi sont-elles si dangereuses ?

_les *fake news,* nommées également *infox* ou *intox,* sont des informations considérées comme erronées et mensongères et dont L’usage fait raison de poursuite judiciaire.
Elles concernent n’importe quelle actualité ou personnalité et s’attaquent à tous les domaines (finance, politique, économie, culture, etc.).
On en trouve un peu partout sur Internet : sur les sites Web, les réseaux sociaux, les forums, les groupes privés, etc.
La rumeur a toujours existé.
La nouveauté, c’est que désormais, une information non vérifiée peut être diffusée et partagée très rapidement à l’aide des réseaux sociaux.Et cela représente un véritable danger pour ceux qui s’y adonnent et pour toute une société.
Les créateurs de contenus *« fake »* en sont tout à fait conscients et veulent en tirer parti.
Les *auteurs d’intox* cherchent à *influencer l’opinion publique* sur des *questions d’ordre social, politique ou encore sanitaire.*
Dans certains cas, la fake news devient un outil de manipulation.Elle fait appel à des références non validées et utilise des techniques sophistiquées pour créer de fausses photos et vidéos.
Les auteurs de fake news ne sont pas les seuls coupables de cette situation, comme dit tantôt.

Chaque *personne qui relaie ce type d’information contribue à augmenter son pouvoir d’influence.C’est pourquoi le gouvernement lutte activement contre la propagation des fake news.*
La loi contre la manipulation de l’information, également connue sous les noms de « loi fake news » ou « loi infox », permet d’agir contre les tentatives volontaires et délibérées de manipulation et de désinformation.

_*Fake news : comment nous protéger ?*_

Pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les auteurs d’infox ou d’intox, prenons le temps de vérifier nos sources et de les croiser avant de partager une publication.Cela est important, notamment quand l’information provient d’un site Internet inconnu ou d’un auteur qui n’est ni journaliste ni expert.
Pour savoir si une information qui circule sur Internet et les médias sociaux est fiable, informons-nous sur l’auteur.
Intéressons-nous à son domaine d’expertise et ses autres publications.
Pour un article, analysons le site sur lequel il est diffusé.
L’orthographe, la date de création, la mise en page du site donnent de bons indices sur sa crédibilité et son authenticité.

En ce qui concerne les photos, des erreurs de montage peuvent vous mettre la puce à l’oreille, des outils comme Google Images sont dans ce cas indispensables pour les authentifier.
Pour repérer les fausses actualités, fions-nous aux titres.S’ils sont très provocateurs ou rédigés en lettres capitales, fuyons.Faisons également confiance à notre instinct.

Rendons-nous sur des sites d’informations connus et vérifions si les propos relayés sont fondés.
Face à l’augmentation des fake news, la plupart des grands médias ripostent en proposant à leurs lecteurs le *fact-checking,* un service qui vérifie si l’information est vraie.
Ainsi, des sites comme CheckNews de Libération, 20 Minutes’ Fake Off, Le Monde’s Les décodeurs, Vrai ou fake, vous aident à y voir plus clair.
Enfin, pour protéger notre famille des fakes news, soyons prudents face à l’information que nous recevons et sensibilisons nos proches , parents,amis et enfants.
Les préadolescents et les adolescents sont exposés aux rumeurs sur les réseaux sociaux.
Rien n’est plus facile que de partager une publication sur ces canaux.
Apprenons-leur le plus tôt possible à différencier le vrai du faux.
Plus ils sont conscients des dérives possibles du net, plus ils sont protégés.

_*La lutte contre la désinformation*_

La désinformation est l’une des préoccupations majeures des pays démocratiques.
Derrière les fausses nouvelles, ou fake news, se cachent souvent des stratégies visant à manipuler l’opinion publique et à affaiblir les États et leurs institutions.
Les fausses rumeurs et la désinformation représentent depuis longtemps une menace mondiale pour la liberté et la démocratique.
Mais aujourd’hui, le péril est d’autant plus grand que les plateformes numériques décuplent la vitesse de propagation des campagnes de diffusion de fausses informations.
*Pour combattre la désinformation, il est essentiel d’encourager la coordination entre ces acteurs de premier plan que sont les entreprises technologiques, la société civile, les vérificateurs de faits et les institutions académiques.*
*La communication stratégique est également un instrument qui joue un rôle clé et qu’il convient d’appréhender selon une approche élargie.*
*En général, les campagnes de désinformation ne se limitent pas à la diffusion de fausses nouvelles ; elles prétendent aussi construire un récit trompeur dans l’intention de nuire, d’où le lien étroit entre la lutte contre la désinformation et la communication stratégique, la diplomatie publique et la communication numérique.*

_*Lutte contre la désinformation en Europe, quid de l’Afrique ?*_

Parmi les mesures prévues dans le plan d’action européen contre la désinformation, il convient de souligner, en raison de son caractère éminemment pratique, la création d’un système d’alerte rapide (SAR), qui a vu le jour en mars 2019 avec la mise en place d’un réseau de contacts nationaux.
Lorsque ceux-ci détectent une campagne de désinformation, ils peuvent immédiatement lancer l’alerte sur une plateforme numérique spécialisée, qui facilite les échanges d’information entre les États membres et l’Union.
Ce mécanisme, qui garantit la nécessaire coordination entre les partenaires européens, leur permet à la fois de surveiller les réseaux pour identifier les campagnes et autres actions de désinformation et, si nécessaire, de définir des ripostes communes.

*N B:*

Il est indispensable que chaque internaute s’approprie les dispositions de la *Loi portant code du numérique en République du Togo*

_*Giorgio de SOGBA-*_

Yawo KLOUSSE

Yawo KLOUSSE

Journaliste, Directeur, Editeur du Site afriquenligne.tg

Journaliste et éditeur passionné par l’actualité africaine, il dirige Afriquenligne.tg avec l’ambition de livrer une information fiable, claire et proche du terrain.

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