TOGO : LA DMP N’ACCEPTE PAS L’APPLICATION IMMÉDIATE DE LA CONSTITUTION DE LA V ÈME RÉPUBLIQUE PROMULGUÉE LE 6 MAI 2024 ET MET EN GARDE
Reportage : Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 1er juin 2024
La DMP qui siège actuellement à l’Assemblée Nationale togolaise, tient périodiquement une conférence de presse pour faire le point à ses électeurs du fonctionnement de l’Assemblée Nationale.
C’est dans cet exercice qu’elle s’est adressée hier à la presse pour situer le peuple. Concernant l’adoption du règlement intérieur devant conduire l’Assemblée, la DMP a déclaré sans ambage n’être pas d’accord et estime que l’Assemblée juridiquement reste sous les lois de la constitution de 1992.
Le pouvoir qui reste dans sa logique de le chien aboie la caravane passe tente de faire passer l’application de la 5 ème république immédiatement, raison pour laquelle cette procédure est renvoyée auprès de la cour constitutionnelle qui est sensée dire le droit renchérit l’honorable.
Nous sommes élus sous la constitution de 1992, nous siégions sous cette même constitution mais le pouvoir veut nous appliquer immédiatement la nouvelle constitution du 06 mai 2024, c’est inacceptable s’exclame Kafui ADJAMAGBO JOHNSON ajoutant que la nouvelle constitution ne peut commencer qu’après cette mandature.
Nous vous proposons la lecture de la déclaration liminaire 👇👇👇
ONFERENCE DE PRESSE DE LA DYNAMIQUE POUR LA MAJORITE DU
PEUPLE (DMP) DU 31 MAI 2024
La DMP n’accompagnera pas à l’Assemblée Nationale le parachèvement
du coup de force électoral
Le jeudi 30 mai 2024, l’Assemblée nationale a adopté le règlement intérieur qui
devra régir les travaux de la 7ème législature en cours. Dans la droite ligne du
combat de la Dynamique pour la majorité du Peuple (DMP) pour l’alternance et
la Démocratie au Togo, la députée de la DMP, Kafui Adjamagbo-Johnson a voté
contre ce règlement intérieur adopté à 109 voix pour une contre et une
abstention. Le règlement intérieur ainsi adopté doit maintenant être envoyé à
la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur sa conformité à la
Constitution. Il commencera à recevoir application seulement si la Cour le
déclare conforme. Dans ce cas la séance de droit se poursuivra par l’élection du
bureau de l’Assemblée qui mettra fin à la séance de droit ouverte depuis le lundi
21 mai et présidée par le doyen d’âge Monsieur Gogué Aimé, Président du parti
ADDI.
La DMP se félicite du vote émis par la Députée Adjamagbo -Johnson et qui se
justifie par les considérations déjà exposées au début des travaux au sein de la
commission qui a étudié le règlement intérieur soumis à l’Assemblée le 30 mai
et qui n’ont pas été pris en compte.
En effet, les députés de la septième législature ont posé leur candidature sous
la constitution de 1992 adoptée par les togolais à plus de 98%. Le scrutin s’est
déroulé sous la même constitution sous laquelle les résultats définitifs ont
également été proclamés comme en fait foi, le visa de la Cour Constitutionnelle.
Aucun subterfuge ne peut justifier que cette assemblée mise en place sous la
Constitution de 1992, soit obligée d’appliquer une constitution qui n’était pas
en vigueur au moment de l’élection des députés et que l’Assemblée n‘a
pas contribué à adopter. Cette position se justifie d’autant plus que la
constitution qu’on veut appliquer a été adoptée en violation de la constitution
en vigueur au moment de son adoption, et sans l’implication des togolais qui
sont les seuls souverains et qui doivent nécessairement,a ce titre ,consentir
à un changement de constitution qui de surcroit instaure au peuple
souverain le droit d’élire au suffrage universel
direct celui qui présidera la République. La constitution promulguée le 6 mai
2024 est rejetée et contestée par les togolais dans leur immense majorité!
A supposé que le changement constitutionnel ait eu lieu selon les exigences
constitutionnelles du moment, les tenants du régime auraient ils oublié comme
ils l’ont clamé en d’autres temps parce que cela les arrangeait, qu’une loi ne peut
rétroagir? Alorspourquoi imposer à des députés élus sous une constitution
donnée d’appliquer une autre qu’ils n’ont pas adoptée sous leur mandature?
Non, en réalité la DMP l’a dit par le passé, le régime en place, qui a engagé un
coup de force constitutionnel depuis le 19 mars en adoptant nuitamment une
constitution instaurant une 5ème République, est dans la logique de parachever
ce coup de force et de transformer le Togo en monarchie, en ayant désigné
d’oreset déjà, Monsieur Faure Gnassingbé au Poste de Président du Conseil
avec tous les pouvoirs, en attendant qu’un autre membre du clan lui succède.
La DMP ne pouvait voter pour un règlement intérieur arrimé à une telle
constitution et se faire ainsi complice de la forfaiture en cours. Voilà
pourquoi le non s’imposait comme choix de vote.
La DMP poursuivra son combat de l’intérieur de l’Assemblée en se faisant le
portevoix des populations togolaisesqui veulent une alternance au pouvoir
mettant fin à une soixantaine d’années de règne de ce régime qui continue de
les appauvrir et leur infliger au quotidien toute forme de souffrances et de
violation de leur droits fondamentaux. La DMP sera l’œil des populations à qui
elle rendra compte régulièrement pour éclairer le peuple dans ses choix de
lutte. Personne, ni aucune force politique ne peut l’empêcher de s’acquitter tout
le long de la présente législature, de son devoir de redevabilité. La DMP, dans
le cadre de la mission principale de légifération et de contrôle de l’action
gouvernementale, agira à l’Assemblée pour amener les élus à prendre
en compte les intérêts, les besoins et préoccupations des peuples en vue
de soulager leur souffrance.
La DMP demande à la Cour Constitutionnelle qui devra se prononcer sur le
règlement intérieur en question, de prendre ses responsabilités en tant
qu’Institution républicaine au service de l’intérêt supérieur de la nation,
gardien de la constitutionnalité. Elle doit à cet effet dire le droit en prononçant
l’inconstitutionnalité du règlement de la Con va lui être soumise. Les Togolais
ont tous les yeux rivés sur elle, et le monde entier les observe.
La DMP rappelle aux forces politiques de l’opposition qu’il est impératif pour
ellesdetrouverlechemindel’unitéd’actiondansladiversitédeleurspositions.
C’est ce qu’attendent de nous les togolais qui meurtris de souffrance,
demandent avec insistance des signes de volonté politique de poursuivre le
combat dans la concertation et l’unité d’action.
La DMP en ce qui la concerne continuera à toujours faire sa part et à rechercher
cette unité d’action que le peuple appelle de tous ses vœux. Elle appelle les
togolais à rester quoiqu’il arrive, déterminés dans leur volonté de faire du Togo
un pays véritablement démocratique où règne la liberté, l’égalité, la fraternité
et le bien être fruit des efforts communs de tous les fils et filles du pays.
Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté!
Fait à Lomé,le 31 mai 2024
La Conférence des Présidents























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