TOGO : LA DMP ET SES ALLIÉS EN ORDRE DE BATAILLE CONTRE LA 5 ÈME RÉPUBLIQUE
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« Trop c’est trop ! Le peuple togolais ne se soumettra pas à une monarchie déguisée ». Telle est la réaction ferme de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), après le basculement institutionnel opéré ce 3 mai 2025, marquant la mise en œuvre de la nouvelle Constitution. Cette dernière installe Faure Gnassingbé à la tête d’un Conseil des ministres tout-puissant, dépouillant de fait la fonction présidentielle de ses attributs traditionnels.
Réunis en conférence de presse, les responsables de la DMP ont dénoncé un « coup d’État constitutionnel », une nouvelle manœuvre antidémocratique imposée sans le consentement du peuple.
Une convocation surprise, une mise en scène orchestrée
Selon la députée DMP Kafui Adjamagbo-Johnson, tout s’est accéléré en quelques minutes, le mercredi 1er mai à 19h45. Elle reçoit un communiqué du président de l’Assemblée nationale, convoquant une plénière pour le samedi 3 mai à 7h00. Une minute plus tard, un autre message convoque un Congrès parlementaire pour le même jour à 14h30. Ces deux séances ont permis de faire élire un Président du Conseil des ministres avec tous les pouvoirs, en la personne de Faure Gnassingbé, et un Président de la République de façade, vidé de tout pouvoir exécutif.
« Ce qui vient de se passer n’a rien de légitime. Je siège sous la Constitution de 1992 et ne reconnais pas la 5e République », a martelé Mme Adjamagbo-Johnson.
Hommage à une dissidente de l’intérieur
Dans un geste salué par la DMP, l’ancienne ministre de la Défense, Essossimna Marguerite GNAKADÉ, ex-compagne de Faure Gnassingbé, a désavoué publiquement le régime : « Le Togo a besoin d’un nouveau départ sans Faure Gnassingbé pour enfin reconstruire une République au service de nous tous », a-t-elle déclaré, prenant fait et cause pour le peuple togolais.
Appels à la mobilisation
Face à ce qu’il qualifie d’« usurpation institutionnelle », la DMP appelle à la résistance, s’appuyant notamment sur l’article 150 de la Constitution de 1992, qui donne au peuple le droit et le devoir de s’opposer à tout coup de force : « Pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs », a rappelé la Conférence des présidents de la DMP.
Dans cette dynamique, plusieurs initiatives de protestation sont annoncées :
Meeting de contestation le 4 mai 2025, à l’appel de l’ANC, du FDR et de la société civile, soutenus par la DMP.
Grande marche nationale le 17 mai 2025, organisée par la DMP. Les détails logistiques seront communiqués dans les jours à venir.
Une union d’action contre la 5e République
« Il ne s’agit plus de demander aux partis politiques de s’entendre. Il faut refonder notre République », a insisté TARGONE, un responsable de la DMP.
M. DAGUERRE, lui, a lancé un appel solennel à la résistance nationale, en ajoutant : « Une marche contre la 5e République aura lieu le 17 mai. Le peuple doit se lever. »
Quant à Gérard Djossou, il promet de mobiliser tous les moyens légaux pour faire reculer le pouvoir :« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour dégager ce régime. »
Il a également salué Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, qu’il considère comme une figure de la résistance démocratique au Togo
Yawo KLOUSSE























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