TOGO – JOURNÉE DE LA FEMME AFRICAINE : HOMMAGE AUX PIONNIÈRES DE L’ÉMANCIPATION
Par AGUIAR AYODELÉ ViCTORINE
afriquenligne.tg
En ce 31 juillet 2025, Journée Internationale de la Femme Africaine, quoi de plus naturel et légitime que de rendre un vibrant hommage aux pionnières qui ont œuvré pour la promotion des femmes togolaises en particulier, et de la femme africaine en général.
De Dar es-Salaam en 1962 à nos jours, la mémoire collective s’enrichit de 63 années d’initiatives diverses – parfois audacieuses – pour sortir les femmes de l’ornière, leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel et de contribuer activement à l’édification d’un monde plus juste, plus équitable et plus prospère.
Soixante ans déjà !
Des femmes ont osé défier les normes sociales et les mentalités rétrogrades qui les enfermaient, les réduisant à des rôles effacés et à une image déformée d’elles-mêmes. Ces femmes, ce sont nos grands-mères, nos mères, nos sœurs – c’est aussi chacune d’entre nous. Parfois sans visage ni voix dans les récits officiels, leur sourire éclaire le monde, leurs paroles réconfortent les cœurs brisés, insufflent courage, espoir et détermination face aux épreuves.
La dénomination de certaines rues et places publiques perpétue leur mémoire : elles sont des modèles pour nos enfants et les générations futures, des phares et des repères. Par leur talent, leur engagement et leur abnégation, elles ont marqué de leur empreinte les domaines politique, économique, social, culturel… Elles méritent notre reconnaissance. Qu’elles aient été pionnières ou précurseures, nous leur devons respect, honneur et gratitude.
À celles qui nous ont quittés, nous rendons un hommage solennel. Elles n’ont pas vécu en vain. Elles ont semé un arbre dont les racines nourrissent encore aujourd’hui et continueront de nourrir le Togo de demain. Que leur exemple inspire de nouvelles vocations, notamment sur le plan politique, et encourage celles qui hésitent encore à s’engager.
Un héritage panafricain à préserver
Chaque 31 juillet, l’Afrique célèbre la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), une occasion de saluer toutes celles qui luttent pour l’égalité, le développement, l’émancipation et les droits des femmes sur le continent.
C’est en 1962 que tout a commencé, à Dar es-Salaam (Tanzanie), où des milliers de femmes africaines se sont réunies pour fonder le tout premier mouvement panafricain féminin : l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF). Malgré leurs différences culturelles, ethniques et linguistiques, elles ont uni leurs forces pour améliorer les conditions de vie et promouvoir l’émancipation des femmes.
En 1974, lors du forum de Dakar, l’organisation a été rebaptisée et deviendra par la suite une agence spécialisée de l’Union Africaine (UA). Plusieurs pays, dont le Mali, l’Algérie, l’Angola et l’Afrique du Sud, ont abrité le siège de cette organisation au fil des ans.
Des avancées… mais encore des défis
Malgré les progrès réalisés, les femmes africaines continuent de faire face à de nombreux défis : inégalités de genre, accès limité à l’éducation, absence de soins de santé, violences sexuelles, discriminations diverses. Et pourtant, elles occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante dans divers secteurs d’activité.
Il est donc plus que jamais nécessaire de valoriser leur rôle et leur apport dans le processus de développement du continent.























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