TOGO EN DEUIL : LA SOCIÉTÉ CIVILE DÉCRÈTE QUATRE JOURS DE RECUEILLEMENT POUR LES 7 VICTIMES DES 26-28 JUIN 202
afriquenligne.tg
Face à la tragédie humaine survenue les 26, 27 et 28 juin 2025, qui a coûté la vie à sept jeunes Togolais, la société civile, des partis politiques tels la DMP, ANC, SANTÉ DU PEUPLE, FDR….. et des membres de la diaspora appellent à un deuil national et à une mobilisation silencieuse pour honorer la mémoire des victimes et exiger justice.
Dans une déclaration liminaire lue par le professeur David DOSSEH, l’on peut entendre que
depuis des décennies, le Togo vit sous le joug d’une répression d’État systémique. Une violence impitoyable utilisée pour museler les voix dissidentes, réprimer les aspirations démocratiques et maintenir un pouvoir autoritaire. Le régime RPT/UNIR, selon les organisateurs de cette initiative, est responsable d’une longue liste de martyrs, d’arrestations arbitraires, et de brutalités infligées à un peuple désarmé.
Une tragédie de plus, trop de victimes oubliées
Les sept victimes récentes, mortes noyées ou battues lors d’une répression sanglante menée par les forces de l’ordre et des miliciens, ne sont que les derniers noms d’une liste macabre : David Ahlonko Bruce, Tavio Amorin, Toussaint Madjoulba, Anselme Sinandare, Rachad Agrignan-Maman, Joseph Zoumekey, Moufidou Idrissou, et tant d’autres.
Des adolescents, des enfants, des militants, des pères de famille, tous tombés sous les coups d’un pouvoir accusé d’avoir banalisé la vie humaine.
Quatre jours de deuil national dès le 11 juillet
Pour dénoncer cette violence d’État et rendre hommage aux martyrs, une série d’actions symboliques et pacifiques est annoncée :
Du 11 au 14 juillet 2025 : quatre jours de deuil national.
Port du noir généralisé dans les rues, bureaux, commerces.
Vendredi 11 juillet : prières dans les mosquées.
Dimanche 13 juillet : messes spéciales dans les églises et hommage à Sylvanus Olympio à Agoué (Bénin).
Lundi 14 juillet à 11h : grande marche silencieuse de Bè-Kodjindji à la lagune de Bè.
À midi : minute d’arrêt national. Cloches, klaxons et pauses commerciales en hommage aux victimes.
Un appel à la mémoire et à la justice
« Nous refusons de continuer à vivre dans un pays où la violence d’État est la seule réponse aux revendications pacifiques d’un peuple », ont déclaré les organisateurs. Ils dénoncent les discours officiels qui évoquent de simples noyades ou la manipulation d’images, en décalage total avec les récits des témoins et les douleurs des familles.
Ce mouvement de recueillement se veut aussi un acte de désobéissance civile pacifique, face à un pouvoir qu’ils qualifient d’illégitime.
« Plus jamais une goutte de sang togolais »
À travers cette mobilisation, les initiateurs exigent :
La fin des répressions sanglantes,
La libération des manifestants injustement détenus,
L’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les assassinats,
Et la reconnaissance de la sacralité de la vie humaine.
Le message est clair : « Le peuple n’oubliera pas ».
Yawo KLOUSSE























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