MARCHE PACIFIQUE DU 30 AOÛT : LE FRONT TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE TOGOLAISE FACE À LA RÉPRESSION
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La marche pacifique annoncée pour ce samedi 30 août 2025 à Lomé par le Mouvement (M66) a reçu un large soutien de plusieurs organisations de la société civile togolaise, dont le Front Touche pas à ma Constitution. Malgré un impressionnant dispositif sécuritaire et des restrictions imposées aux manifestants, les leaders présents ont tenu à faire entendre leur voix.
Parmi eux, Nathaniel Olympio a dénoncé une « militarisation de la ville » et rappelé que certains citoyens, tels que le militant AAMRON, avaient été empêchés de marcher, tandis que Mme GNAKADÉ avait été ramenée de force chez elle. « Nous sommes ici pour soutenir la jeunesse et dénoncer la répression du régime. Tant que le langage de la force prévaudra, la jeunesse sera toujours debout pour affronter ce pouvoir. Ce qui n’a pas pu se faire aujourd’hui se fera demain. La pression se poursuivra jusqu’à la fin de la dictature. Le Togo a besoin d’entrer dans une phase de transition pour retrouver un nouveau souffle, la voix de la sagesse », a-t-il déclaré.
Dans le même esprit, Me Célestin Agbogan, s’exprimant en langue éwé, a fustigé les restrictions persistantes des libertés publiques. « Des citoyens comme AAMRON et Mme GNAKADÉ ont été empêchés de marcher. Cela doit cesser », a martelé l’avocat.
À sa suite, Ouro Djikpa, en langue cotokoli, et Kao Atcholi, en langue kabyè, ont également pris la parole pour dénoncer la répression et sensibiliser leurs communautés respectives.
Cette pluralité linguistique a été perçue comme un signe fort d’unité nationale face à ce que les manifestants qualifient de dérive autoritaire du régime.
La rédaction























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