LE SITE D’INFORMATION afriquenligne.tg A 8 ANS. YAWO KLOUSSE RÉPOND À VOS QUESTIONS
8 années de parfaite collaboration avec ses lecteurs et partenaires. Le site d’information afriquenligne.tg marque l’événement par l’interview de son Directeur que nous vous proposons de découvrir ici👇👇👇
Interview réalisée par AGUIAR AYODÉLÉ VICTORINE
* *M.le Directeur,les lecteurs aimeraient davantage vous connaître.Présentez vous?*
Je suis Yawo KLOUSSE à l’état civil de nationalité togolaise. Mes études sont orientées beaucoup plus vers l’économie marchande et j’avais travaillé dans une grande entreprise agro alimentaire française, dans les assurances et transit avant de m’installer à mon propre compte.
*Vous auriez pu être le directeur d’un magazine ou d’un quotidien. Pourquoi avoir choisi un site, plus précisément » *afriquenligne ?,”*.
Yawo KLOUSSE : Il faut dire que la presse pour moi est une passion et une marque d’ouverture sur le monde. Depuis le cours primaire, je publiais déjà dans le magazine KOUAKOU pour me faire des amis à travers le monde. Au collège, je me suis abonné au magazine CALAO que je recevais chaque mois à travers la Boîte Postale de notre école. Au moment où mes camarades peinaient à s’exprimer ou à faire des phrases en langue française, moi j’écrivais des lettres et envoyais des cartes postales à des amis les fins d’années. C’est au lycée que je me suis formé au métier de journaliste. C’était dans une école de formation à distance en France dans les années 1992. À cette époque, c’était pas forcément les hautes études universitaires pour devenir journaliste. Après cette formation de côté, puisqu’il n’existait pas facilement de débouché, j’ai poursuivi d’autres études et publiais fréquemment dans le magazine Amina etc… Je vouais une admiration aux journalistes Sennem Andreamirado de Jeune Afrique et de Roger Guy Foly de la voix de l’Amérique. Cette passion m’a poussé à devenir ami avec feu ZODJI DP du journal Kpakpa Désenchanté que je côtoyais dans les années 1995 alors que le siège de son journal se trouvait à BÈ rue de l’OCAM. C’est lui qui m’a donné la passion de la presse papier en publiant mes articles alors que j’étais déjà dans une autre activité. Mon amour pour la littérature m’a permis de décrocher un premier prix décerné par les Nations- Unies en 2009. Je salue la mémoire de feu DORKENOO ancien Ministre de la transition qui a souvent corrigé mes œuvres littéraires qu’il publiait dans ses anthologies. Il fut propriétaire de la maison d’édition la Rose Bleue. Un homme exceptionnel, de valeurs inestimables que la monde a vite perdu.
Plus tard, je serai nommé directeur à la rédaction du journal LA CROIX DU SUD que j’ai tenu avant de m’intéresser à la presse en ligne pour l’instantanéité de l’information. J’honore la mémoire de mon mentor Elias Hounkanli qui reste vivant dans mon esprit sans oublier Dick Ciryl. Aujourd’hui, on a plus besoin d’attendre le bouclage avant de paraître. Dans un monde d’internationalisation grandissante, la seule chance d’être lu est la spontanéité de l’information . Ailleurs la presse en ligne a toute sa place. C’est ici qu’on rechigne à lui accorder sa lettre de noblesse. Avec le temps la HAAC et institutions apparentées sauront la remettre à sa juste place.
*A part les administrateurs, le site compte 425 membres à ce jour . Comment êtes vous arrivé à ce regroupement ?*
Yawo KLOUSSE : Je suis un homme de facilité relationnelle. Avec mon association solidarité planétaire, je me suis fait plein d’amis et compose aussi avec les membres de la société civile togolaise. Pour moi, il n’existe pas de distinguo entre les hommes. Tout le monde même les plus minables bénéficient de mon amitié. Avec WhatsApp, ça devient plus facile de nous regrouper et partager les informations. De mon numéro, Google ressort plus de 16000 contacts. Beaucoup de nos confrères que je salue, partagent leurs informations sur notre plateforme pour atteindre aussi leurs cibles.
*Quels sont les objectifs assignés à ce site à sa création ?*
Yawo KLOUSSE : Le premier objectif c’est d’apporter une information objective et sans partie pris à nos lecteurs partout dans le monde. Nous avons refusé de nous aligner politiquement ce qui nous permet de travailler facilement avec tout le monde. Beaucoup pense que je travaille uniquement pour l’opposition, ce n’est pas vrai. Une fois que le parti au pouvoir ou affilié nous invite, on répond avec plaisir pour un service de qualité. Loin de nous l’idée de corruption et de griottage. L’objectivité, le sérieux et l’honnêteté caractérisent nos actions.
*En général, toute structure, toute institution a besoin de fonds pour une parfaite rentabilité, tant sur le plan financier qu’organisationnel. D’où proviennent alors vos sources de financement et quels sont vos différents partenaires ?*
Yawo KLOUSSE : Nous n’avons aucun partenaire financier même si nous en recherchons actuellement. Tout est partie sur fonds propres jusqu’à ce jour. Imaginez un peu les conditions difficiles dans lesquelles nous exerçons. Certains Confrères ont vu le début très difficile de notre site. Je salue au passage le confrère Bernard AFAWOUBO grâce à qui notre premier article est mis en ligne.
Si une bonne volonté souhaite entrer en partenariat avec notre rédaction, elle sera la bienvenue. Beaucoup méconnaissent encore l’importance des journalistes ou auxiliaires de presse dans notre pays. Ce qui justifie parfois le traitement qu’ils nous réserve. Le processus pour publier une information est longue. Si l’on peut vous dire ce que cela coûte à leur rédacteur, vous n’allez pas croire. Le payement de nos services devient parfois un fardeau pour certains clients.
Ce 24 Février 2025 ,le *site afriquenligne souffle 8 années* *d’existence* .Soit son *jubilé de Coquelicot.*. C’est immense pour un site d’informations politique , sociale ,culturel et sportif.Comment êtes vous arrivé a ce stade, quand on sait qu’aujourd’hui les médias en général ne sont pas exempt aux sanctions de tout ordre ?
Yawo KLOUSSE : Hummmmmm non seulement la presse ne nous permet pas de vivre peut être mieux chez certains, il faut compter avec la peur qui pousse à l’autocensure. Vous publiez un article, vous avez des réactions parfois violentes des anonymes. On reçoit très souvent des demandes de justification. Monsieur avez-vous les preuves de ce que vous avancez ? Le pire c’est lorsqu’on vous convoque à la HAAC et vous devez justifier ci où ça au risque de subir la rigueur de la loi. Pas toujours facile. Pour éviter des problèmes, il faut avoir le code de la presse et le code pénal à porté de main. Je remercie sincèrement tous mes collaborateurs, Stan TSEVI en premier qui a su enlever sa chemise pour faire vivre le journal, AGUIAR AYODÉLÉ VICTORINE une journaliste passionnée, tête couronnée qui refuse la retraite littéraire et partage ses nombreuses années d’expérience avec la rédaction, hélas pour notre confrère DESLACS qui nous a quitté dernièrement. Nos amitiés au Pasteur GUEDE Yawo Kouma qui nous représente dans les montagnes d’Agou. afriquenligne.tg est une personne morale et accepte les publications de tous les citoyens pourvu que le code et l’éthique déontologique soient respectés
*Le plus beau souvenir de votre carrière ? Les moments les plus regrettables?*
Yawo KLOUSSE :Plus beau souvenir c’est lorsque ma position de Journaliste et défenseur des droits de l’homme m’a permis de sauver des vies à Sokodé lors des manifestations post 19 août 2017. Ma seule présence en gilet a permis de dissuader beaucoup de bavure. Je suis même intervenu pour calmer les tensions. Il faut toujours agir pour la paix. Le journaliste doit agir pour la paix en toute circonstance en restant sans alignement politique surtout.
Le deuxième moment de joie, c’est lorsque j’ai réussi à obtenir la déflation des 200frs CFA qu’on faisait payer à des contribuables au moment du règlement de nos factures de la CEET à la poste. Convoqué l’année là auprès du Directeur de la CEET, j’ai pu défendre la nécessité d’abandonner le paiement de cette taxe qui a été accepté. Je salue l’humilité et le sens d’écoute de ce Directeur au début des années COVID à la CEET.
Un seul moment regrettable. Le 29 septembre 2024. Je n’avais pas imaginé qu’après le démarrage de la conférence de presse pour recevoir le député sénégalais Guy Marius Sagna, tout pouvait aussi facilement basculer dans la violence. J’ai été battu, pourchassé et failli laisser ma peau, tous mes documents volés le jour là. J’en garde les séquelles sanitaires et psychologiques. Je n’arrive pas à oublier cette date. Mes pensées vont à tous mes confrères et autres victimes ce jour là.
*M.le Directeur en toute modestie ,pensez vous que les membres participent au rayonnement du site afriquenligne,tel que vous l’auriez souhaité?*
Yawo KLOUSSE: pas tout à fait, les gens sont là et préfèrent s’abreuver d’information sans pour autant participer par peur de se faire remarquer. Rarement les gens débattent mais ça ne devrait pas être le cas. La peur est le facteur de tous les blocages. Si vous avez peur de parler, personne ne saura le mal dont vous souffrez .
*Pour rendre le site plus attractif à l’avenir, pensez vous à une amélioration ?*
Yawo KLOUSSE : Cela fait objet de discussions récentes avec mon webmaster. Pour le moment, nous n’avons pas les moyens. Il nous a fait un devis bien que préférentiel mais toujours pas de moyens. Pour que le site même fonctionne c’est les moyens et ont peine à y faire face. Nous avons espoir que les choses finiront un jour par s’améliorer. Merci infiniment à notre webmaster qui nous concède beaucoup de faveur.
*Monsieur le Directeur,pour la célébration des 8 ans d’existence de votre site,les lecteurs voudraient savoir comment préparez vous l’événement ?*
Yawo KLOUSSE : L’homme est régi par le temps. Les activités aussi. Pour les 8 ans, une conférence débat est prévue le jour de l’apothéose qui sera le lundi de Pâques.
*Monsieur le Directeur,envisagez vous réorganiser la plateforme ?*
Yawo KLOUSSE : Cela ne fait pas trop parti de nos préoccupations. Nous avons un règlement intérieur et des sanctions sont prises à l’encontre des récidivistes. Tout se passe bien parceque nous sommes tous des principaux responsables ici
*Ok merci Directeur.Revenons sur l’anniversaire.A part la conférence débat,aura t il d’autres activités ?*
Je ne pense pas. Après l’anniversaire, le travail reprend sérieusement. Nous n’avons plus de temps à perdre
*Côté jardin, qu’aimez vous le plus? Que détestez vous dans la vie?*
J’aime le parfum des fleurs que j’hume et porte sur moi chaque fois que je rentre dans un jardin fleuri.
Je déteste la méchanceté, la cruauté et les abus de droit.
*Enfin vos ambitions,vos projets pour l’avenir*.
*Le but de la vie, c’est de mourir en restant vivant disait Albert Camus* mon projet c’est de faire du site d’information Afrique en ligne un grand site qui continuera d’exister même après nous.
*Monsieur le Directeur mots de fin*
Yawo KLOUSSE : Les plus grands succès sont pour ceux qui acceptent les plus grands risques disait le roi Albert. Nous devons prendre le risque de travailler, d’oser dans la vie car il n’y a jamais de victoire sans combat. Utilisons notre intelligence pour réussir dans la vie. C’est possible
*Monsieur le Directeur, Merci*
Yawo KLOUSSE : C’est moi de vous remercier pour le temps passé avec moi. Un peu lassant j’espère























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