LE PRIX DU JOURNALISME : UN AN APRÈS L’AGRESSION SAUVAGE DE YAWO KLOUSSE
afriquenligne.tg
Ce lundi 29 septembre 2025 marque une date douloureuse pour la rédaction du journal AFRIQUE EN LIGNE. Il y a exactement un an, le 29 septembre 2024, son directeur, le journaliste KLOUSSE Yawo, a été sauvagement agressé lors d’une rencontre citoyenne organisée par le député sénégalais Guy Marius Sagna au siège de la CDPA, à Lomé.
Ce jour-là, alors qu’il remplissait son devoir d’informer, le journaliste fut violemment pris à partie par des individus encore non identifiés. Battu à coups répétés jusqu’au sang, frappé jusqu’à perdre connaissance et poursuivie jusque dans sa cachette, il fut dépouillé de son sac contenant ses effets personnels et son matériel de travail.
Un traumatisme toujours vivace
Les images de ce drame restent gravées dans la mémoire de ceux qui étaient présents. Le directeur d’AFRIQUE EN LIGNE avait subi de graves blessures, nécessitant une prise en charge médicale d’urgence. Au-delà des douleurs physiques, c’est surtout la tentative manifeste de le réduire au silence qui choque : un journaliste agressé pour avoir voulu couvrir une activité citoyenne, symbole même de la démocratie et de la liberté d’expression.
Un silence qui interroge
Douze mois plus tard, les auteurs de cette agression barbare n’ont toujours pas été identifiés ni traduits en justice. Ce silence judiciaire entretient l’amertume et nourrit l’inquiétude des défenseurs de la liberté de la presse au Togo et ailleurs. Car derrière le cas de KLOUSSE Yawo se cache une réalité plus vaste : celle des journalistes qui, au péril de leur vie, s’engagent à informer en toute indépendance.
Un devoir de mémoire et de résistance
En ce triste anniversaire, la rédaction d’AFRIQUE EN LIGNE se souvient et réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de la presse, à la vérité et à la justice. L’agression subie par son directeur ne saurait être réduite à un simple fait divers : elle symbolise les menaces constantes qui pèsent sur les hommes et les femmes de médias en Afrique.
Plus qu’un hommage à son directeur, cet anniversaire est un appel pressant aux autorités et à l’opinion publique pour que plus jamais un journaliste ne soit battu pour avoir exercé sa mission d’informer.
La rédaction























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