JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE : LE PPT ORGANISE UNE RENCONTRE SUR “L’ EDUCATION DES CITOYENS AUX MÉDIAS”
Reportage Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, professionnels des médias, autorités et étudiants se sont réunis à l’Université de Lomé pour débattre des enjeux liés à l’éducation aux médias et à l’information. Au cœur des échanges : la lutte contre la désinformation et le rôle central d’une information de qualité dans le renforcement de la démocratie.
Dans une ambiance studieuse et engagée, l’auditorium de l’Université de Lomé a été pris d’assaut par des dizaines d’étudiants venus assister aux différentes communications organisées dans le cadre de la Journée internationale de la presse. L’événement, porté exclusivement par le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), a mobilisé plusieurs acteurs du secteur médiatique autour des défis liés à l’information.
En ouverture, le Président du PPT, Honoré Adontui, a prononcé le mot de bienvenue, saluant la forte mobilisation des participants et insistant sur la nécessité de renforcer les capacités des jeunes face aux mutations de l’écosystème médiatique. Il a été suivi par le représentant du ministre de la Communication, Antoine Afanou, qui a rappelé que « la qualité de la démocratie dépend étroitement de la qualité de l’information ».
La thématique centrale de la rencontre, « Éducation des citoyens aux médias et à l’information », s’est imposée comme un enjeu crucial. « Investir dans l’éducation des jeunes aux médias constitue un véritable rempart contre les dérives informationnelles », a martelé le représentant du ministère, mettant en garde contre la propagation des fausses informations.
Le premier panel de communication a été animé par Akollor Isidore, Directeur du journal Actu Express, aux côtés de Ambroise Kpondjo, directeur du journal Le Guardian. Les échanges ont permis d’aborder des problématiques majeures telles que la distinction entre faits et fake news, la responsabilité dans la production de l’information, ainsi que la nécessité de vérifier les sources avant toute publication.
Les intervenants ont insisté sur l’obligation de recouper les informations auprès de plusieurs sources afin d’en garantir la fiabilité. Ils ont également dénoncé les dérives observées sur les réseaux sociaux, où « tout le monde se proclame journaliste », contribuant à la prolifération de contenus non vérifiés.
Une séance interactive de questions-réponses a ensuite permis aux panélistes d’apporter des éclairages concrets aux préoccupations et objections soulevées par les étudiants en journalisme et les autres participants. Cet échange direct a enrichi les débats, favorisant une meilleure compréhension des enjeux et des responsabilités liés à la production et à la diffusion de l’information.
Au cœur des discussions, les notions de désinformation, de mésinformation et de malinformation ont été largement développées comme des défis majeurs de l’ère numérique. Les panélistes ont notamment attiré l’attention sur l’influence croissante des créateurs de contenus dans la diffusion d’informations parfois erronées.
L’émergence des outils d’intelligence artificielle, à l’image de ChatGPT, a également été évoquée. Si ces technologies représentent une avancée, elles exigent néanmoins un usage critique et responsable afin d’éviter toute manipulation ou mauvaise interprétation des informations.
Au terme des échanges, les participants ont salué un panel riche et diversifié, marqué par la pertinence des contributions et l’engagement des acteurs présents.
Cette initiative du PPT vient ainsi rappeler une évidence : face à la montée des fausses informations, seule une éducation solide aux médias permettra de former des citoyens éclairés, capables de défendre les valeurs démocratiques.
























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