INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC MARIAM ABBOUD : “RÊVER N’EST PAS INTERDIT, IL FAUT JUSTE PERSÉVÉRER
Propos recueillis par Yawo KLOUSSE
À seulement 20 ans, Mariam Abboud est une jeune passionnée de mise en scène et d’écriture de scénarios. Malgré un parcours scolaire interrompu pour des raisons de santé, elle a su transformer ses épreuves en source d’inspiration artistique. Active sur YouTube depuis 2020, cette créatrice à l’imagination débordante met en scène des histoires mêlant romance, drame et fantasy à travers un jeu vidéo humoristique. Rencontre avec une jeune femme déterminée, rêveuse et profondément humaine.
AFRIQUE EN LIGNE : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
MARIAM ABBOUD : Je m’appelle Mariam Abboud, j’ai 20 ans. Malheureusement, je n’ai pas pu terminer mes études en raison de problèmes de santé qui m’ont conduit à interrompre ma scolarité pour suivre des traitements.
AFRIQUE EN LIGNE : D’où vous vient votre passion pour la création ?
MARIAM ABBOUD : Depuis mon enfance, j’ai une passion pour le dessin, bien que ce ne soit pas mon point fort. Je préfère davantage la mise en scène et l’écriture de scénarios.
AFRIQUE EN LIGNE : Qu’est-ce qui vous a inspirée à créer vos histoires ?
MARIAM ABBOUD : Pour être franche, il n’y a rien de particulier qui suscite en moi cette idée, elle m’est simplement venue à l’esprit de manière aléatoire.
AFRIQUE EN LIGNE : Qu’est-ce qui vous motive à continuer ?
MARIAM ABBOUD : Ma passion pour la mise en scène et l’écriture de scénarios, ainsi que mon désir de partager mes idées, sont des moteurs essentiels dans mon parcours.
AFRIQUE EN LIGNE : Quels genres vous attirent le plus ?
MARIAM ABBOUD : J’apprécie tout particulièrement les genres de la romance, du drame et de la fantasy.
AFRIQUE EN LIGNE : Depuis quand êtes-vous active sur YouTube ?
MARIAM ABBOUD : Bien que j’aie lancé ma chaîne YouTube le 7 février 2023, je suis active sur cette plateforme depuis le 4 juillet 2020.
AFRIQUE EN LIGNE : Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail de création ?
MARIAM ABBOUD : J’apprécie profondément le sentiment d’observer mes propres créations prendre vie. C’est à la fois impressionnant et captivant de constater ce dont je suis capable de réaliser par mes propres moyens.
AFRIQUE EN LIGNE : Comment naissent vos idées ?
MARIAM ABBOUD : La génération d’idées se déroule à une vitesse impressionnante ; il suffit d’observer une tenue vestimentaire, une personne, un dessin animé, des plantes ou des animaux pour en inspirer de nouvelles. Le processus de mise en scène, bien qu’exigeant sur le plan du stress, s’avère également très stimulant.
AFRIQUE EN LIGNE : Utilisez-vous des dessins pour vos créations ?
MARIAM ABBOUD : Non, je ne réalise pas de dessins au sens traditionnel. J’utilise plutôt un jeu vidéo humoristique comme outil pour développer mes personnages et scénariser mes mises en scène.
AFRIQUE EN LIGNE : Quels types de personnages aimez-vous créer ?
MARIAM ABBOUD : J’apprécie la création de personnages masculins aux caractéristiques surhumaines, tels que des vampires ou des elfes. Quant aux personnages féminins, je les préfère à la fois simples et audacieuses, avec un véritable caractère, tout en appréciant aussi celles qui sont douces et bienveillantes.
Et non, je n’ai pas d’héros fictif. Martin Luther King est mon héros emblématique de la vraie vie.
AFRIQUE EN LIGNE : Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
MARIAM ABBOUD : Je suis rarement inspirée par des livres ou des films ; en revanche, l’environnement qui m’entoure constitue une source d’inspiration considérable. La plupart de mes idées émanent de mes observations personnelles ou de mes moments de solitude.
AFRIQUE EN LIGNE : Pouvez-vous nous parler d’un de vos projets ?
MARIAM ABBOUD : L’un de mes projets met en scène Astrid, une jeune femme de 25 ans, orpheline de mère, ayant subi des abus de la part de son père. Après un mariage d’intérêt et une infidélité, elle divorce et fréquente une boîte de nuit, où elle attire l’attention de Ryo Sakamoto Cruz, un mafieux d’origine japonaise et philippine, qui finit par la kidnapper. C’est à ce moment que l’intrigue commence réellement.
AFRIQUE EN LIGNE : Vos œuvres transmettent-elles un message particulier ?
MARIAM ABBOUD : Mes scénarios n’ont pas de message spécifique, mais mes héroïnes sont toujours fortes et dotées d’un caractère affirmé. Cela peut inspirer les femmes à se relever et à reprendre le contrôle de leur vie, car aucune femme n’est fondamentalement faible.
AFRIQUE EN LIGNE : Êtes-vous animatrice ?
MARIAM ABBOUD : Non, je ne suis pas une animatrice, mais simplement une metteuse en scène utilisant un jeu vidéo. Mes personnages peuvent se déplacer, mais ce n’est pas de l’animation de studio.
AFRIQUE EN LIGNE : Comment gérez-vous la pression liée à la création ?
MARIAM ABBOUD : Je préfère ne pas trop y réfléchir, car cela pourrait me générer du stress. J’ai tendance à suranalyser les situations.
AFRIQUE EN LIGNE : Travaillez-vous seule ?
MARIAM ABBOUD : Je suis à la recherche d’une équipe, si possible, mais je n’ai malheureusement pas les ressources financières nécessaires pour rémunérer qui que ce soit.
AFRIQUE EN LIGNE : Quels sont vos rêves pour l’avenir ?
MARIAM ABBOUD : Devenir propriétaire de mon propre studio d’animation, avec une équipe entièrement dédiée à donner vie à mes scénarios, tout en exerçant les fonctions de réalisatrice, productrice et scénariste.
AFRIQUE EN LIGNE : Comment voyez-vous votre parcours jusqu’ici ?
MARIAM ABBOUD : C’est une situation complexe pour moi, et j’ai du mal à exprimer mes sentiments à ce sujet.
AFRIQUE EN LIGNE : Où peut-on suivre votre travail ?
MARIAM ABBOUD : Je vous invite à me suivre sur YouTube, car je préfère ne pas partager mon numéro de téléphone avec tout le monde.
AFRIQUE EN LIGNE : Que représente pour vous la création artistique ?
MARIAM ABBOUD : Pour moi, la création est avant tout une activité récréative, sans pression ni exigence professionnelle. L’art doit rester un moyen d’expression libre, sans contrainte.
AFRIQUE EN LIGNE : Un dernier mot pour les jeunes qui rêvent comme vous ?
MARIAM ABBOUD : Rêver n’est pas quelque chose d’interdit. Même si nous sommes petits, nous avons le droit de rêver grand. Chaque petit pas compte et nous rapproche de nos objectifs.
Rêver est le premier pas, mais agir et persévérer sont les clés pour transformer ces rêves en réalité.























0 commentaires