DÉSINFORMATION ET RISQUES JURIDIQUES : Me KPADÉ Elom ET Pr AMEKUDJI OUTILLENT LES JOURNALISTES LORS D’UN CAFÉ JURIDIQUE À LOMÉ
afriquenligne.tg
Reportage : Yawo KLOUSSE participant
Lors d’un Café juridique organisé par le CACIT, en partenariat avec l’UGP « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits humains au Togo »
Deux experts, Me KPADÉ Elom, avocat au barreau, et Pr AMEKUDJI, universitaire et spécialiste des médias, ont outillé les professionnels de la presse sur les dangers liés à la désinformation et les risques juridiques entourant la diffusion de fausses nouvelles.
Un contexte informationnel fragilisé
La liberté d’expression, pilier fondamental du journalisme, se trouve aujourd’hui bousculée par la propagation rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux. Trois notions clés structurent désormais les risques médiatiques :
désinformation : fausses informations diffusées volontairement pour nuire ;
mésinformation : fausses informations partagées sans intention malveillante ;
malinformation : informations véridiques utilisées pour porter préjudice.
Ces dérives affectent la cohésion sociale, menacent la crédibilité des médias et exposent les journalistes à des risques juridiques, déontologiques et sécuritaires.
L’encadrement légal au Togo
Les intervenants ont rappelé que le Code de la presse et de la communication, le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité encadrent strictement la publication d’informations.
La méconnaissance de ces normes peut engager la responsabilité pénale, civile ou administrative du journaliste.
Me KPADÉ Elom a souligné l’importance de distinguer les différentes formes de fausses informations et d’adopter une pratique rigoureuse basée sur la vérification systématique, la prudence éditoriale et la neutralité.
Renforcer la pratique professionnelle
Le Café juridique a permis de consolider les compétences des professionnels sur :
les obligations légales liées à la diffusion de l’information ;
les risques de manipulation et de relai involontaire de fausses nouvelles ;
les responsabilités éthiques et déontologiques ;
les techniques de vérification et de gestion des sources.
Les participants ont également discuté des pressions liées à la vitesse de l’information numérique et des risques sécuritaires persistants pour certains acteurs de la presse.
Une initiative pour un journalisme responsable
Cette rencontre, rassemblant avocats, universitaires et journalistes, constitue une contribution importante à la promotion d’un journalisme fiable, responsable et conforme aux standards professionnels.
Elle rappelle surtout que la lutte contre les fausses nouvelles est un enjeu crucial de sécurité, de déontologie et de protection juridique pour les professionnels togolais.























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