CRISE POLITIQUE AU TOGO : LA DMK PRÔNE UNE TRANSITION SOUVERAINISTE ET LA FIN DE L’IMPUNITÉ
afriquenligne.tg
Dans une conférence de presse tenue ce lundi 21 juillet 2025, l’Écosystème de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et ses partenaires (FLN, UR, CDT, RC150) ont livré une déclaration liminaire offensive, dénonçant « les coups de force permanents » qui minent le Togo depuis des décennies, tout en saluant « le triomphe assuré du Souverain Peuple togolais » à travers la révolution populaire en cours.
Une gouvernance marquée par l’impunité et la violence d’État
La DMK est revenue longuement sur les racines de la crise togolaise, pointant du doigt une gouvernance fondée sur la répression, l’impunité et le refus d’alternance depuis l’assassinat du Président Sylvanus Olympio en 1963. Le régime actuel, qualifié de « militaro-clanique néocolonialiste », est accusé d’avoir institutionnalisé une culture du coup de force et de la fraude électorale depuis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé en 2005, dans un « lac de sang », selon les termes de la déclaration.
La DMK dénonce un enchaînement de « six coups d’État successifs » (électoral, militaire, judiciaire, médiatique, diplomatique et constitutionnel) pour se maintenir au pouvoir, malgré les aspirations exprimées lors de la présidentielle de février 2020.
Un rejet massif des élections du 17 juillet 2025
L’organisation fustige la tenue « à pas de charge » des élections communales du 17 juillet 2025 dans un contexte de forte tension et de méfiance populaire, alors que « plus de 90% de la population » aurait boudé les urnes, selon des témoignages concordants. Pour la DMK, cette abstention record constitue un désaveu sans appel du régime et une victoire symbolique du peuple souverain.
La révolution citoyenne : un mouvement spontané et irréversible
La déclaration revient également sur la mobilisation inédite du 6 juin 2025, qualifiée de « tournant historique », portée par une jeunesse numérique et militante. Elle s’inscrit dans la continuité de la révolution pacifique amorcée en 2020 et se structure autour du triptyque « Transition – Constituante – Refondation », en vue de l’instauration d’une Souveraineté Intégrale du Togo (SITO).
La DMK affirme que cette révolution est désormais entrée dans une phase irréversible, malgré les tentatives de répression. À l’appui, elle évoque l’arrestation musclée de deux de ses cadres, Dr Senam Kossi Ahiablé et Honoré Amati, le 15 juillet à Noépé, accusés de « complot contre la sûreté de l’État » et détenus dans des conditions jugées inacceptables.
Relancer l’action citoyenne dès août
Face à cette situation, la DMK annonce la relance de ses activités dès le mois d’août, à travers des actions de terrain : campagnes d’éveil populaire, mobilisation multisectorielle et renforcement des synergies avec la diaspora. Elle exclut toute reprise d’un « dialogue stérile », affirmant vouloir « achever le processus révolutionnaire entamé depuis 2020 ».
La déclaration appelle à un large rassemblement au-delà des partis politiques : citoyens, syndicats, religieux, artistes, femmes, jeunes et diasporas sont invités à converger autour du projet d’un Togo libre, souverain et réconcilié avec lui-même.
« Un tournant stratégique de l’Histoire »
En conclusion, l’Écosystème DMK affirme que le Togo est à « un tournant stratégique de son Histoire », où le peuple n’est plus spectateur mais acteur déterminé de son avenir. S’appuyant sur des références spirituelles et historiques, notamment la prophétie de Wovenu, le mouvement se projette dans une perspective de transformation profonde du pays, pacifique mais résolue.
« Le triomphe est assuré non par les armes, mais par la Vérité, l’Amour, la Foi et l’action citoyenne », conclut la DMK, convaincue que le Togo est en marche vers sa destinée : devenir le « Phare et Or de l’Humanité ».
La rédaction























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