COROLLAIRE DU 19 AOÛT : LOMÉ BARIOLÉ DE JOURNALISTES ÉTRANGERS
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 20/08/22
Les marches qui ont suivi la date du 19 août 2017 ont été aussi inquiétantes qu’on ne puisse imaginer.
Une journée de manifestation est une expérience professionnelle de plus pour le journaliste de terrain que je suis. J’ai couvert presque toutes les marches pour le compte du journal papier d’où j’étais Directeur de la Rédaction.
Sur le terrain, des amitiés se nouaient entre journalistes. Les grands journaux français ont envoyé leur reporter pour couvrir les manifestations.
Pour la rédaction, il fallait échanger les informations entre confrères et chercher à interviewer les organisateurs.
Nous partageons nos peurs d’être tués en cas de débordement. C’est le risque du métier me répond un journaliste du journal français LE MONDE avec qui je suis devenu ami. Lui, il a déjà couvert des théâtres de guerre en occident.
Le soir on se retrouve pour prendre un café à l’hôtel et remercier Dieu car la violence sur le terrain était palpable.
Même le policier ou gendarme affecté pour le maintien d’ordre a peur des manifestants et vice versa.
Ce que la plupart des togolais oublient c’est que nous avons en commun un seul drapeau, un seul pays et qu’aucune dictature n’est éternelle. Donnons nous la main car après tout nous sommes tous des frères et sœurs et que le linge sal se lave en famille.























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