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COMMUNIQUE DE L’ASVITTO RELATIF A LA SAGE-FEMME MADAME GRACE BIKONIBIYATE KOUMAYI, VICTIME PRESUMEE DE VIOL

L’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) réagit vivement à l’affaire concernant la sage-femme Grâce Bikonibiyaté Koumayi, incarcérée depuis plusieurs mois et qui affirme avoir été victime de viol lors de sa première interpellation suite aux manifestations de juin 2025. Face aux dénégations de la Gendarmerie nationale et aux conclusions controversées attribuées à la CNDH, l’ASVITTO dénonce une tentative d’étouffement de la vérité et exige l’ouverture urgente d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ce dossier sensible. 👇👇👇

COMMUNIQUE DE L’ASVITTO RELATIF A LA SAGE-FEMME MADAME GRACE BIKONIBIYATE KOUMAYI, VICTIME PRESUMEE DE VIOL

Les violentes répressions des manifestations pacifiques au Togo ont causé d’énormes préjudices sur les populations avec des dégâts avilissants inestimables. De pertes en vies humaines en passant par les actes de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants, le niveau de l’horreur semble dépasser les limites avec les allégations de viol de Madame Grâce Bikonibiyaté KOUMAYI, inculpée et détenue à la prison civile de Lomé depuis quelques mois.

En considérant avec inquiétude la déclaration de la Sage-femme affirmant être victime de viol lors de sa première interpellation suite aux manifestations de juin 2025, ce qui a d’ailleurs suscité un grand émoi au sein de l’opinion sensible à la dignité humaine, l’ASVITTO est profondément bouleversée et confuse par la réaction de la Gendarmerie Nationale. La gendarmerie qui est une unité d’enquête a manqué de professionnalisme en allant trop vite en besogne dans le fond de son communiqué en se limitant à la chronologie des évènements pour tenter de se dédouaner au lieu des conclusions d’une enquête. On se demande quelle « gendarmerie » sérieuse a besoin d’affirmer que « toute allégation fera l’objet de vérifications » tout en déniant à une présumée victime le droit à la justice et en considérant les déclarations de cette dernière comme de la « manipulation ».

Aussi, l’ASVITTO note avec regret l’attitude et les conclusions de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) dans ce dossier telles que relevées dans le communiqué de la Gendarmerie Nationale et qui sont en totale contradiction avec les déclarations des victimes et les rapports de monitoring des diverses organisations de défense des droits humains sur le terrain. Ces déclarations portent atteinte aux droits des survivants et risquent de saper toute la confiance que les populations peinent déjà à avoir en cette Commission si ces déclarations ne sont pas démenties.

Après avoir examiné la délicatesse des allégations d’agressions sexuelles susmentionnées, l’ASVITTO constate une mauvaise volonté du gouvernement à faire la lumière sur cette affaire qui impliquerait une unité d’enquête judiciaire.
C’est pourquoi, nous recommandons avec insistance qu’une enquête indépendante soit diligentée le plus tôt pour rétablir la vérité et situer les responsabilités afin de faire appliquer la loi.

Fait à Lomé, le 25 novembre 2025.
Pour l’ASVITTO
Le Président

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè B. E.

Yawo KLOUSSE

Yawo KLOUSSE

Journaliste, Directeur, Editeur du Site afriquenligne.tg

Journaliste et éditeur passionné par l’actualité africaine, il dirige Afriquenligne.tg avec l’ambition de livrer une information fiable, claire et proche du terrain.

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