COLLOQUE INTERNATIONAL : REPENSER L’INTÉGRATION AFRICAINE ET LE PANAFRICANISME
afriquenligne.tg
Fin hier des trois jours de colloque international organisé par le Rameau de Jesse à Lomé.
Au centre des débats sur l’avenir de l’intégration africaine, une interrogation persiste : comment concilier les héritages historiques, les intérêts économiques et les aspirations culturelles pour construire une Afrique unie et résiliente ?
Réunis autour du thème de l’intégration et du panafricanisme, les participants ont revisité l’histoire politique du continent – de Berlin en 1885 à Addis-Abeba en 1964 – afin de mieux comprendre les défis contemporains. Les échanges ont porté sur les enjeux socio-économiques (monnaie, échanges commerciaux, industrialisation), juridiques (cadres de coopération) et culturels (respect des identités, rôle de l’éducation).
Mais c’est surtout l’axe philosophique qui a retenu l’attention : comment penser la souveraineté, l’identité nationale et le vivre-ensemble dans un contexte marqué par l’interdépendance mondiale ?
Dans ce sens, Madame Maryse Quasis a livré une déclaration marquante : « Nous avons voulu célébrer l’intégration africaine et y introduire le thème du panafricanisme. Nous voulons qu’on en parle comme d’une voie de mobilisation, pas de démobilisation. Nous voulons un panafricanisme qui nous redonne notre identité, celle de peuples capables de résilience et de résistance. Ce n’est pas se dire que nous ne valons rien, mais affirmer notre propre valeur et reconstruire ensemble l’Afrique, au-delà des frontières et des différences. »
Pour elle, le véritable défi est une rupture mentale : sortir de l’idée que l’Afrique doit constamment s’inspirer ou dépendre des modèles extérieurs, et croire plutôt en sa capacité propre de renaissance.
Ce colloque pose ainsi une question centrale : la déconstruction des micro-États hérités de la colonisation ne serait-elle pas une chance pour recomposer l’intégration africaine ?
La rédaction























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