BÉNIN : CANDIDE AZANNAI, PRÉSIDENT DU PARTI RESTAURER L’ESPOIR PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE
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Dans un contexte politique déjà tendu au Bénin, Candide Azannaï, figure majeure de l’opposition et président du parti Restaurer l’Espoir (RE), a été placé sous mandat de dépôt et conduit en détention provisoire dans la nuit du 19 au 20 décembre 2025, a annoncé la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme
L’ancien ministre délégué à la Défense, interpellé le 12 décembre 2025 devant le siège de son parti à Cotonou par des éléments de la Police républicaine, avait d’abord été conduit à la Police judiciaire, où il a été placé en garde à vue plusieurs jours durant dans le cadre d’une enquête sensible.
Après une première audience devant le procureur spécial de la CRIET, Mr Azannaï a été entendu longuement par les magistrats, avant d’être présenté devant le juge des libertés et de la détention. Aux alentours de 1 h du matin, la décision est tombée : mandat de dépôt et placement en prison, privant ainsi le leader politique de sa liberté alors que l’enquête se poursuit.
Parmi les faits reprochés figurent notamment des accusations de « complot contre la sûreté de l’État », d’« incitation à la rébellion » et de non-dénonciation de crimes et complots contre l’État, selon des sources judiciaires
L’affaire intervient dans un climat marqué par une tentative de coup d’État avortée le 7 décembre 2025, dont les investigations ont entraîné plusieurs arrestations dans les milieux militaires et civils, ainsi que des mandats d’arrêt internationaux contre d’autres personnalités politiques.
Candide Azannaï, ancien allié du président Patrice Talon, est devenu au fil des derniers mois un farouche opposant au régime, dirigeant un mouvement qu’il qualifie de « résistance nationale » et dénonçant ouvertement les pratiques politiques de l’exécutif dans un contexte électoral déjà sensible avec l’approche de la présidentielle de 2026
À ce stade, les autorités n’ont pas encore publié de communiqué officiel détaillant l’ensemble des pièces à conviction qui ont motivé le mandat de dépôt, mais l’opposition et plusieurs organisations de défense des droits civils observent l’évolution de la procédure avec attention, craignant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Le dossier est désormais renvoyé en instruction, et une audience de procès ultérieure est attendue
Yawo KLOUSSE























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