ASTAL CÉLÈBRE L’APOTHÉOSE DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES
_*Interview exclusive de SALLAH KANGNIVI, Directeur exécutif de ASTAL TOGO*_
Sous le thème international *“Donnons le pouvoir aux voix des personnes âgées pour un avenir inclusif”*, l’ONG Afrique Santé du Troisième Âge et Longévité (ASTAL-TOGO) a clôturé en beauté, à Lomé, un mois d’activités intenses dédiées au bien-être et à l’inclusion sociale des aînés.
À l’occasion de cette apothéose, AFRIQUE EN LIGNE s’est entretenu avec son directeur exécutif pour faire le point sur les temps forts, les résultats obtenus et les perspectives à venir.
Afrique en ligne : Quels sont les programmes qui ont meublé cette activité ?
SALLAH KANGNIVI :
Je dirai qu’ASTAL a commencé ses activités il y a plus d’un mois, et c’est aujourd’hui l’apothéose. Nous avons mené nos actions dans le Grand Lomé et la région Maritime. Plusieurs émissions radiophoniques ont été animées autour du thème “Donnons le pouvoir aux voix des personnes âgées pour un avenir inclusif”, proposé par les Nations Unies.
Nous avons organisé diverses activités physiques et des initiations au numérique destinées aux personnes âgées, afin de les aider à s’adapter à la nouvelle ère digitale. Une table ronde a également permis de collecter leurs besoins et de préparer un manifeste en faveur de leurs droits.
Les doléances exprimées par les aînés ont été officiellement présentées aux autorités présentes, et ce manifeste a déjà été édité puis transmis à plusieurs ministères et structures concernées.
Afrique en ligne : Quels résultats avez-vous obtenus ?
SALLAH KANGNIVI :
Nous avons constaté une forte mobilisation et une adhésion manifeste à nos actions, tant sur les médias qu’en présentiel. ASTAL intervient principalement dans le domaine de la santé, en particulier la gériatrie, qui reste très peu développée au Togo.
Cette spécialité n’existe pas encore dans nos CHU, d’où notre plaidoyer pour sa création et la formation du personnel médical dans ce domaine. Aujourd’hui, l’absence de structures gériatriques adéquates entraîne souvent des décès évitables parmi les personnes âgées.
Afrique en ligne : Quel bilan tirez-vous de cette célébration ?
SALLAH KANGNIVI :
Il était surtout question de redonner la parole aux personnes âgées, souvent marginalisées dans notre société. Leur voix compte, et il est important que leurs besoins soient entendus et pris en compte dans les politiques publiques.
Afrique en ligne : Parlez-nous un peu de vos services.
SALLAH KANGNIVI :
Nous fonctionnons comme un centre de santé pluridisciplinaire orienté vers la gériatrie. Notre Centre Médical et Social (CMS) comprend un service de kinésithérapie, de réflexologie, un laboratoire et une petite pharmacie.
Nous offrons également des soins à domicile, particulièrement aux personnes à mobilité réduite. En parallèle, nous formons des jeunes aux métiers d’auxiliaires de vie sociale, sur des cycles de quatre à six mois. Ces formations permettent à beaucoup d’entre eux de trouver un emploi stable, voire de voyager avec cette spécialité.
Nous sommes heureux de contribuer ainsi non seulement au bien-être des personnes âgées, mais aussi à l’insertion professionnelle des jeunes.
Interview réalisée par Yawo KLOUSSE























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