LICENCIEMENT COLLECTIF À DODO COSMÉTICS : LES PROLÉTAIRES NE DOIVENT RIEN ATTENDRE DE LA HAUTE BOURGEOISIE
Par Yawo KLOUSSE
afriquenligne.tg
Mis en ligne le 29/10/21
Si l’on peut mettre la zone franche dans les bonnes œuvres du président GNASSINGBÉ EYADEMA pour pourvoir de l’emploi à la jeunesse togolaise dans les années 1990, les traitements réservés à cette jeunesse utilisatrice de ce service méritent de douter des objectifs principaux assignés à cette belle initiative.
Que de personnes marquées dans leur chaire que victimes des injustices sociales qui abaissent l’État de droit dont se targuent nos autorités.
Comment comprendre qu’une alibie puérile de tête de plomb ramassé à même le sol et vite rendue puisse coûter le licenciement à plus de 150 innocents ? Soyons sérieux.
Nous venons d’apprendre que les 8 délégués du personnel de DODO COSMÉTICS qui n’ont rien à voir avec la tête de plomb ont déjà leur lettre de licenciement entre les mains.
La grande masse attend son sort qui ne sera certainement pas différent des premiers.
Aujourd’hui, à l’inspection du travail, on leur demande d’adresser une lettre à l’inspecteur pour relater les faits et d’espérer la suite. Plus de deux mois déjà que des pères et mères de famille se retrouvent subitement désœuvrés alors qu’on sait très bien qu’en Afrique, quand une personne travaille, c’est 10, 20 voir 30 personnes qui en bénéficient.
Certains ouvriers courageux se sont exprimés à nos micros et l’on comprend aisément la désolation et le désespoir qui s’emparent de ces milliers de nos compatriotes si l’on ajoute le cas de mèche AMINA.
Uu bon gouvernement défend le citoyen et protège ses droits. Les facilités avec lesquelles les exploitants étrangers maltraitent nos concitoyens résultent d’un laisser aller de la part de nos décideurs.
Saurait été en France que les organisations de défense des droits de l’homme vont se constituer en faveur des ouvriers et des avocats vont rapidement se saisir pour faire triompher la vérité et obliger la partie en défaut aux versements des dommages et intérêts dans l’impossibilité de sauver des emplois.
Chose curieuse, ce sont nos propres frères qui développent un zèle nuisible à l’endroit de leurs concitoyens au détriment du patriotisme que nos ancêtres ont perdu dans les 4 siècles d’esclavages. Africain, réveillons-nous, on ne meurt pas deux fois.























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