DEVOIR DE MÉMOIRE : DOUZE ANS APRÈS DAPAONG : ANSELME ET DOUTI, DES VIES FAUCHÉES TOUJOURS SANS JUSTICE
afriquenligne.tg
Ce 15 avril marque le douzième anniversaire d’un drame qui a profondément choqué la nation togolaise. Le 15 avril 2013, à Dapaong, deux élèves, Anselme Sinandaré, âgé de 12 ans, et Douti Sinanlengue, 21 ans, perdaient tragiquement la vie lors d’une manifestation pacifique d’élèves réclamant de meilleures conditions d’apprentissage. Ils ne demandaient que leur droit à l’éducation.
Douze ans plus tard, ni leurs familles, ni l’opinion publique, n’ont obtenu les réponses qu’elles attendent. Les circonstances exactes de leur mort restent floues. Aucun procès n’a été organisé, aucun responsable clairement identifié, et aucune sanction n’a été rendue publique. Le sentiment d’impunité continue de peser lourdement sur cette affaire.
Ce silence judiciaire s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis plusieurs décennies, le Togo fait face à de nombreux cas de violations des droits humains restés sans suite. L’absence de justice pour les victimes ou leurs proches contribue à renforcer un climat de méfiance envers les institutions censées protéger les citoyens.
Le souvenir d’Anselme et de Douti reste vivant dans les mémoires. Ils symbolisent cette jeunesse togolaise qui rêve d’un avenir meilleur, mais dont les aspirations se heurtent trop souvent au mur du silence. Rendre justice à ces deux jeunes, c’est aussi réaffirmer le droit à la vie, à l’expression et à l’éducation dans un État de droit.
En ce jour de souvenir, AFRIQUE EN LIGNE s’incline devant leur mémoire et appelle, une fois encore, à la vérité, à la justice, et au respect des droits fondamentaux. Pour qu’un jour, le Togo tourne définitivement la page de l’impunité.
La rédaction























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